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La Banque Mondiale érige la sauvegarde de la Médina en projet-pilote
Par L'Economiste | Edition N°:520 Le 02/06/1999 | Partager

· Le programme de sauvegarde de la Médina de Fès atteint sa vitesse de croisière à travers l'arrivée d'organismes internationaux
· Concevoir la restauration de la ville comme un investissement rentable


"L'ADER Fès est en phase de réussir son pari", prêche en convaincu son directeur général, M. Abdellatif Hajjami. En effet, le programme de l'Agence pour la Dédensification et la Réhabilitation de la Médina de Fès pour la sauvegarde de la vieille ville est en phase terminale. La prochaine étape sera marquée par l'entrée en jeu des organismes financiers nationaux et internationaux. Avec la Banque Mondiale en tête, ceux-ci devront financer, soit sous forme de dons, soit de prêts bonifiés, près des deux tiers du projet dont l'enveloppe globale approche les 60 millions de Dollars. Les 20 millions restants devant être pris en charge par le privé à travers un certain nombre de projets à rentabilité directe (parkings, voirie...).
La somme est évidemment importante, mais le jeu en vaut la chandelle. En effet, sauvegarder la Médina de Fès n'est pas seulement une action à caractère sentimental ou culturel. "Il faut aussi concevoir la conservation comme un investissement dont on peut calculer le taux de rendement interne, tant financier qu'économique et social", estime M. Hajjami. Selon des estimations effectuées par l'ADER appuyée par des experts de l'Université américaine de Harvard, ce taux se situerait entre 14 et 17%.
Amélioration des circuits touristiques, équipement en infrastructures de base, apport d'un certain nombre d'équipements pour rendre la Médina plus accessible, autant d'actions qui concourent à donner une rentabilité directe au projet.
Autre approche adoptée par l'ADER, privilégier la contribution de la population de la Médina à l'effort de sauvegarde. "Selon nos calculs, les habitants de la vieille ville consacrent plus de 2% de la valeur du foncier à la restauration de leur demeure. Pourquoi alors ne pas canaliser ces efforts et les intégrer dans l'ensemble de notre travail", précise le directeur général de l'ADER qui se targue de réaliser de la "réhabilitation sur mesure". Pour un monument vivant comme la Médina de Fès, il s'agit de faire en sorte, selon M. Hajjami, que la réhabilitation ne puisse pas rester une conservation d'objets, mais qu'elle soit celle d'un acquis en mouvement et en perpétuelle régénération.
Preuve de cette dynamique, des équipes d'urgence de l'ADER se relayent 24 heures sur 24 pour pouvoir intervenir dans moins de deux heures en cas de menace à l'intérieur de la ville. Elles peuvent même se charger de restaurer les maisons de la ville sans en évacuer les habitants.
Une approche qui semble bien plaire à la Banque Mondiale.

Ghassan KHABER

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