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Guerre Irak
Pétrole: Les violences au Nigeria perturbent sérieusement les cours

Par L'Economiste | Edition N°:1484 Le 26/03/2003 | Partager

. Trois multinationales ont évacué leurs installations et réduit leur production Le marché pétrolier est en train de vivre des moments difficiles. Après la grève au Venezuela et la guerre en Irak, les cours sont actuellement perturbés à cause des violences au sud du Nigeria qui durent depuis dix jours. Les dirigeants du sud du Nigeria sont en quête d'une issue politique à l'explosion de la violence entre militants Ijaws et militaires dans la région pétrolifère du Delta qui a fait au moins 13 morts et paralyse plus d'un tiers de la production pétrolière nationale. Ces affrontements ont poussé trois multinationales pétrolières à évacuer leurs installations et à réduire leur production de 767.500 barils par jour, soit plus d'un tiers de la production quotidienne du premier producteur africain et sixième producteur mondial. Cette situation met dans une mauvaise passe le Nigeria, dont le pétrole brut représente 97% des revenus des exportations. La compagnie pétrolière anglo-néerlandaise Royal Dutch/Shell a annoncé lundi dernier que les violences dans le Delta du Niger l'avaient obligée à fermer de nouvelles installations, avec une chute de production de 320.000 barils/jour. Cette décision intervient après la fermeture la veille par l'Américain ChevronTexaco de son principal terminal d'exportation au Nigeria (perte de 440.000 b/j) et le retrait par le français TotalFinaElf d'une installation près de Warri (perte de 7500 b/j). Le cours du pétrole Brent continuait son ascension hier matin, le marché redoutant une perturbation de l'approvisionnement en raison de l'enlisement des forces américano-britanniques en Irak et des troubles ethniques au Nigeria. Hier en fin de matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai, référence sur l'International Petroleum Exchange (IPE) de Londres, valait 26,68 dollars, après avoir ouvert à 26,90 dollars et clôturé lundi à 26,09 dollars. A New York, le prix du brut de référence pour livraison rapprochée en mai a clôturé en nette hausse de 1,75 dollar lundi, à 28,66. «Le marché pétrolier s'inquiète de la situation au Nigeria, alors que les affrontements en Irak semblent se prolonger», a indiqué Adam Sieminski, analyste à la Deutsche Bank, pour expliquer la hausse des cours. «Les inquiétudes au sujet de la baisse des exportations dans ce pays sont d'autant plus fortes que la situation ne risque pas de s'améliorer avant les élections prévues le 19 avril», a souligné Sieminski. Les investisseurs commencent ainsi à redouter des perturbations de l'approvisionnement en brut, alors que les troupes américaines et britanniques continuent de rencontrer une résistance plus forte que prévu en Irak. Selon Robert Laughlin, opérateur de la maison de courtage GNI, «les cours devraient encore progresser, car la résistance des troupes irakiennes paraît de plus en plus forte alors que les forces de la coalition se rapprochent de Badgad». Les investisseurs suivent surtout de près la situation des champs de pétrole irakiens, de peur que ceux-ci soient incendiés sur ordre du Président Saddam Hussein. D'après Adam Sieminski, «les puits de pétrole dans le sud de l'Irak ont globalement été épargnés, mais la région n'étant pas encore totalement sous contrôle et des informations circulant sur des bombes disposées dans les eaux proches des quais de chargement, il faudra du temps pour que les exportations reprennent». Pour l'instant, l'approvisionnement en pétrole reste assuré par une augmentation de la production au Venezuela et une hausse de l'offre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), selon les analystes. Le prix officiel du panier de l'Opep, moyenne de sept bruts mondiaux, s'est établi lundi à 25,70 dollars le baril, contre 24,81 USD vendredi, selon l'Opecna, l'agence d'information du cartel. Synthèse L'Economiste

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