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Guerre de succession au sein du CRT de Casablanca

Par L'Economiste | Edition N°:2274 Le 12/05/2006 | Partager

. La nouvelle liste de prétendants a tout chamboulé. Une fédération régionale du tourisme créée en «catastrophe»On n’est pas encore près de découvrir la nouvelle composition du bureau exécutif du Conseil régional de tourisme (CRT) de Casablanca. L’assemblée générale ordinaire, tenue mardi dernier, a, en effet, prouvé que les intervenants dans le secteur ne voient pas les choses de la même manière. En clair, le bureau sortant, présidé par Omar Kabbaj, a officiellement présenté sa démission le 14 février dernier. C’est ce même bureau qui a dirigé le CRT de la région depuis sa création en février 2002. Ses huit membres font d’ailleurs une sortie triomphale, eux qui ont réussi à mettre sur pied le projet du PDRT (plan de développement régional du tourisme). Naturellement, une nouvelle liste de membres pour un nouveau bureau a été proposée. En tête, Amyn Alami, également président du directoire CFG Group et membre du comité exécutif actuel. «C’est une liste qui été approuvée par les trois collèges», assure Omar Kabbaj. A signaler que les collèges en question représentent les professionnels du secteur, les administrations publiques et organes semi-pubics ainsi que les collectivités locales et régionales sans oublier la Chambre du commerce. «J’ai conçu et rédigé bénévolement pour le compte du CRT la vision Casa 2012 dont le PDRT est extrait. Je ne pouvais donc pas refuser de contribuer à sa mise en œuvre. C’est pour cela que j’ai accepté la présidence du conseil», explique pour sa part Alami. Toujours, selon lui, le problème ne réside pas dans sa candidature mais dans les conditions qu’il a posées. C’est-à-dire «travailler avec une équipe resserrée de 8 personnes, réunissant des spécialistes du tourisme du côté des privés et de vrais décideurs du côté public. C’est ce point qui a posé problème, car certains représentants d’associations professionnelles voulaient un bureau beaucoup plus élargi».Il faut dire que parmi les partisans de cette liste, beaucoup ne s’attendaient pas au scénario offert lors de la réunion. Cette assemblée ordinaire aurait pu se dérouler de la manière suivante: donner le quitus au rapport financier du bureau sortant, présenter la nouvelle liste et l’adopter. Mais c’est sans compter sur un courant opposant qui a présenté une nouvelle liste avec d’autres membres avec comme président Azzedine Skalli, directeur de l’agence de voyage S’tour. Résultats: branle-bas au sein de l’assemblée avant que Mohamed Kabbaj, Wali de Casablanca, n’y mette fin et propose un nouveau rendez-vous. Entre-temps, les représentants des différents collèges sont censés se réunir et arriver à un accord.Mais si l’assemblée générale n’a pas abouti à la constitution d’un nouveau bureau, Omar Kabbaj n’y voit aucune anomalie. Il souligne que «cette assemblée est ordinaire et non pas élective». Pour lui, l’après-assemblée ne devrait pas connaître de complications: «Les intervenants dans le domaine du tourisme à Casablanca sont des gens responsables qui finiront par arriver à une liste consensuelle. Il n’est pas impossible que des noms soient choisis des deux listes pour en former une. «A noter que jamais le bureau du CRT n’a été élu mais les décisions ont depuis toujours été prises de manière consensuelle», ajoute-t-il. Et politiquement correct, Omar Kabbaj conclut «qu’il ne s’agit pas de trouver un président mais une équipe homogène formée des meilleures compétences du secteur. D’autant plus que le travail à faire est colossal».En tout cas, le courant «anti-liste Alami» n’est pas resté les bras croisés. C’est le moins que l’on puisse dire sachant que quelques jours à peine après l’AG du 9 mai, plusieurs associations de professionnels ont publié un communiqué faisant état de la création de la Fédération régionale du tourisme (FRT), avec pour président… Azzedine Skalli. La date du 13 mai est fixée pour élire ses instances d’administration et gestion. Une création qui est loin d’être innocente. En effet, une source proche du dossier explique que les statuts du CRT stipulent que le président est désigné par l’assemblée en l’absence d’une fédération représentative des professionnels…Mais pour Alami, les points de vue qui s’opposent dans cette affaire dissimulent un débat beaucoup plus fondamental pour le pilotage de la vision 2010 et sur le rôle exact du CRT. «Je crois que ces derniers ont été détournés de leur vocation initiale. Le mérite de cet incident est au moins de rouvrir publiquement le débat». En tout cas, avec ces nouveaux rebondissements, le bras de fer est assuré entre les deux courants et le délai d’une semaine, fixé lors de l’AG, risque d’être un peu court! Ichrak MOUBSIT

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