×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Affaires

    Guerre de pouvoirs à Rabat

    Par L'Economiste | Edition N°:2774 Le 12/05/2008 | Partager

    . Le maire Bahraoui arrête une construction de Chaâbi-père . Fawzi, le fils, accuse la ville de bloquer les projets de la familleC’est de notoriété publique. Les rapports entre la famille Chaâbi et le maire de Rabat Omar Bahraoui ne sont pas au beau fixe. La dernière frasque en date entre les deux parties concerne l’arrêt d’un chantier appartenant à Miloud Chaâbi. «Les services de la commune de Rabat ont décidé l’arrêt des travaux concernant un chantier de Chaâbi situé au niveau de l’avenue Imam Malik dans le quartier Souissi», confie-t-on auprès de la commune urbaine de Rabat, en prenant soin de souligner que le chantier qui appartient à Chaâbi-père se trouve dans l’arrondissement présidé par le fils. Selon la commune, Chaâbi a deux options: «Il doit démolir toute la partie non conforme, ou bien réaliser un plan modificatif». Contacté par L’Economiste, Fawzi Chaâbi confirme le «blocage du chantier». Il précise néanmoins qu’il ne s’agit «que d’un dépassement de quelques centimètres au niveau du sous-sol». Chaâbi-fils ajoute qu’il «connaît des maisons et des projets construits sans la moindre autorisation dans le même quartier». De plus, ajoute le député PPS, «le président de la commune urbaine de Rabat nous bloque trois autres projets sans aucune raison valable». Allusion faite au projet de construction d’une centaine d’appartements et d’une grande surface Aswak Assalam dans le quartier Yacoub El Mansour de la capitale, ou encore au terrain de 26.000 m2 à Souissi sur lequel les Chaâbi envisagent de bâtir des villas. Pour illustrer ses propos, Chaâbi-fils cite également l’exemple de Marrakech où la famille dispose de plusieurs projets immobiliers. «Avant l’arrivée de Mohamed Hassad à la tête de la wilaya de la ville ocre, plusieurs de nos projets ont été bloqués par les élus de la ville qui nous réclamaient d’importantes sommes d’argent pour délivrer les autorisations. Nous avons donc attendu l’arrivée de Hassad qui nous a délivré les autorisations nécessaires», se souvient Fawzi Chaâbi. L’homme d’affaires sait comment prendre son mal en patience puisqu’il affirme qu’il «attend calmement les élections communales de 2009 et espère un changement à la mairie pour reprendre ses projets à Rabat». Rappelons que Chaâbi et Bahraoui ne sont pas à leur première querelle. Déjà en 2007, lors des élections législatives, les deux hommes s’étaient livrés une bagarre sans merci pour remporter un siège parlementaire dans la célèbre circonscription de Chellah. Mais le premier bras de fer s’était soldé par un match nul puisque les deux parties avaient réussi à investir l’hémicycle. Naoufal BELGHAZI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc