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    Economie

    Guemassa inaugurée cette semaine : Un projet fortement capitalisé

    Par L'Economiste | Edition N°:57 Le 10/12/1992 | Partager

    La mine de Guemassa devra être inaugurée le Samedi 12 Décembre sous la présidence de SAR Le Prince Héritier. Il s'agit de la plus importante mine métallique, ouverte depuis l'Indépendance, d'où l'éclat particulier qui est donné à la cérémonie. Les premiers indices positifs avaient été découverts en Novembre 1984. De 1985 à 1987, le Bureau de Recherches et de Participations Minières poursuit ses travaux et met en évidence le gisement polymétallique de Hajar, à une quarantaine de kilomètres de Marrakech.

    La mine est exploitée par une société créée en 1988, la Compagnie Minière de Guemassa, au capital de 420 millions de DH, partagé entre l'ONA (70% ) et le BRPM. La gestion de la CMG est confiée au Pôle Mines de l'ONA.

    La mise en exploitation de la mine est regardée comme exemplaire, voire exceptionnelle, par la profession, et ce à plusieurs titres.

    Tout d'abord, la rapidité de mise en oeuvre est fréquemment soulignée. Il s'était écoulé huit mois entre la signature de la convention avec le BRPM et le démarrage de l'usine pilote, en Octobre 1988. L'année suivante, l'étude de faisabilité concluait au lancement des investissements pour une production de 2.000 Tonnes / jour, tandis qu'en parallèle, le pilote a commencé à dégager un cash flow, venant soutenir l'investissement.

    Ensuite, la forte capitalisation retient l'attention. En effet, pour un investissement de 830 millions de DH, les emprunts ont plafonné à 330 millions de DH, dont un crédit BNDE de 150 millions et un CMTR de 120 millions de DH.

    Enfin, il y a un enjeu commercial non négligeable. En effet, au-delà des chiffres, la production de concentrés de zinc, et dans une moindre mesure ceux de plomb et de cuivre, doivent s'inclurent dans les circuits du marché mondial et plus précisément du monde occidental. La conjoncture sur les marchés du zinc, du plomb et du cuivre est dépendante de la conjoncture dans le bâtiment et l'automobile. Depuis trois ans, les trois marchés sont déprimés et la dépression est aggravée par la politique des pays ex-socialistes, à la recherche de devises. Pour les professionnels, la période creuse arrive sur sa fin et les cours devraient retrouver des niveaux plus soutenus. La stratégie au niveau de Guemassa est menée de longue main: inclusion progressive dans les circuits à l'échelle mondiale, forte capitalisation de l'entreprise pour éviter les chocs financiers en spirale, travail sur l'image de marque ( à valoir pour l'économie minière du pays), l'amélioration des performances réalisées sur le pilote, accroissement de l'extraction de 20% pour le même investissement...

    N.S.

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