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Affaires

Groupe BMCE Bank:
Comment se sont comportées les filiales

Par L'Economiste | Edition N°:2842 Le 18/08/2008 | Partager

. Forte croissance des filiales financières spécialisées. Contribution au résultat mitigé pour d’autreL’embellie des résultats annuels 2007 de Groupe BMCE Bank, est en partie attribuable au bon comportement des filiales. C’est en substance l’un des enseignements qui ressort du rapport d’activités de la banque aux 56 sociétés. Opérant majoritairement dans le secteur financier, celles-ci affichent une valeur brute comptable s’élevant à 2,3 milliards de DH (exceptés les OPCVM). De fait, durant l’année écoulée, «la banque a poursuivi la reconfiguration de ses participations en les centrant sur les activités stratégiques», leasing et crédit à la consommation notamment. A signaler, par ailleurs, que, sur la totalité des filiales, 10 concentrent plus de 84% de la valeur comptable du portefeuille. Prépondérant, le secteur financier s’accapare 89% des participations et recule par rapport à 2006 (95%). Cette diminution provient des cessions de RMA Watanya et Finafund USA. Rappelons, d’autre part, que les participations de la banque sont à dominante domestique. Elles représentent 43% de la valeur brute comptable globale. Elles exercent dans plusieurs secteurs d’activité, à commencer par le tourisme, l’immobilier industriel, le textile, la chimie et l’agroalimentaire.Résultat: les plus-values réalisées pour 2007 s’élèvent à 624 millions de DH. «Elles ont été générées par la cession de RMA Watanya et la cession partielle de Salafin, après l’IPO». En découle un taux de rendement de dividende «poursuivant son trend haussier depuis 2003». Dès lors, le dividende s’est stabilisé autour de 122,6 millions de DH, poussé par des remontées plus importantes perçues de Salafin, Maghrebail, BMCE Capital Gestion notamment.En termes de risques, les participations de la banque d’Othman Benjelloun sont fortement exposées au risque de change, compte tenu des lignes de participation libellées en devises étrangères (euro, dollar, livre sterling et franc CFA). C’est ce qui a justifié un total de provisionnement de 53 millions de DH (équivalent à 2006).Durant 2007, l’activité des filiales financières spécialisées affiche une hausse notable (en moyenne plus de 35%). De fait, Maghrebail réalise une production en hausse de 30%, qui s’établit à 2,19 milliards de DH, dont BMCE Bank participe à hauteur de 31%, soit 8 points de base de plus qu’en 2006. Cela a contribué à hauteur de 70% à la croissance du résultat net. Pour ce qui est de l’encours net comptable (immobilisation donnée en crédit bail), il a progressé de 25,4% et atteint 4,58 milliards de DH. Ce qui a permis de générer un chiffre d’affaires de 1,55 milliard de DH (+18,7%). Par conséquent, le PNB s’est situé autour de 151 millions de DH, soit une croissance de 16% par rapport à 2006, en raison du surenchérissement des commissions servies. Le coefficient d’exploitation, pour sa part, s’aère de quelques points (4) à 28%, grâce à la maitrise des charges opérationnelles. Dès lors, le résultat brut d’exploitation s’apprécie de 20% à plus de 106 millions de DH. S’agissant du coût du risque (1), il voit sa proportion baisser à 5% (en raison d’une forte maitrise des engagements. Partant, le résultat net s’accroît de plus de 23,5% pour s’afficher à 59 millions de DH. De fait, les fonds propres ont été portés à 400 millions de DH. Poussée par ces performances, la société de crédit-bail a distribué un dividende unitaire de 45 DH. S’agissant du cours boursier, le titre Maghrebail réalise une performance satisfaisante qui atteint près de 29%. A l’heure où nous mettions sous presse, il se situait aux alentours de 369 DH en ballotage favorable pour prendre plus de valeur. Pour Salafin, le constat diffère à peine. En effet, dans la foulée de son introduction, la société de crédit à la consommation a vu son bénéfice bondir de 34% pour atteindre 84,3 millions de DH (performance supérieure aux prévisions du business plan). Cette amélioration a été engendrée par une vigueur de la production totale qui a bondi de 41% à 1,4 milliard de DH. Deux raisons principales: l’augmentation des crédits personnels Salafin ainsi que les crédits immédiats confiés par BMCE. Cela dénote de la volonté de changer d’horizon pour se réorienter vers les crédits non affectés en délaissant la LOA qui comporte des risques inhérents (fiscalité). Dans la foulée, le PNB gagne 20% à 233 millions de DH, en raison de l’effet compensé de la marge sur intérêt, des commissions perçues et des résultats des opérations de marché. Contrairement aux autres indicateurs, le coefficient d’exploitation de Salafin reste cantonné à la dernière place du secteur avec 28% (suite aux frais de l’IPO). Les provisions pour créances en souffrance ont, de leur côté, baissé à 20,6 millions de DH. Au demeurant, le résultat net enregistre une progression de plus de 33% à 84,1 millions de DH. Maroc Factoring, à son tour, contribue à l’embellie. En effet, la société d’affacturage poursuit sa contribution au PNB de la filière (services financiers spécialisés) à hauteur de 7%. Et ce en raison de la croissance de la marge d’intérêts (+ 11,6%). En outre, les charges d’exploitation ont augmenté de 27,3%. Parallèlement, le résultat social s’est stabilisé; en revanche, sa contribution au résultat net global s’est améliorée de 5%.L’année 2007 aura été aussi l’occasion du lancement des activités de Médicapital Bank comme tête de pont du renforcement de la présence du groupe à l’international. A cet effet, elle contribue à hauteur de 25,6 millions de DH au PNB consolidé. Cependant, pour des raisons de retard de réception d’agrément, «les résultats 2007 de cette banque sont fortement impactés par les investissements consentis». De fait, leur contribution au résultat net est négative de plus de 160 millions de DH. Idem pour BMCE Paris: l’établissement marque le pas dans sa participation aux bonnes performances du groupe. Celle-ci baisse de plus de 73%, et ce «malgré la progression de la maîtrise de sa contribution dans les charges d’exploitation. Ces résultats, à caractère ponctuel, sont la conséquence de la restructuration de la succursale française», indique le rapport. Contrairement à sa consœur, BMCE Madrid réalise une progression remarquable (60,2%) de son PNB. Sa contribution au PNB consolidé progresse de 83,4%. Cela est le fruit de l’amélioration de la marge sur intérêts qui réalise un bond de 75% pour s’établir à 24,3 millions de DH. Le résultat opérationnel se comporte également à merveille en réalisant une forte amélioration (66%) à 13,2 millions de DH. Quant à la marge sur commissions, elle s’établit à 14 millions de DH (+40%). Conséquence: le résultat net de la filiale espagnole de la BMCE double pour s’afficher à 18,2 millions de DH.L’autre activité internationale reste les banques offshores et plus précisément Tanger Offshore. La banque réalise un PNB de près de 58 millions de DH. Cela fait suite à la performance des résultats sur les opérations de marché qui passent de 9 à 29,6 millions de DH. De fait, la contribution de Tanger Offshore dans le résultat consolidé à doublé, porté par la baisse des charges générales d’exploitation. Le positionnement à l’international est conforté par la présence en Afrique subsaharienne grâce à la Banque de développement du Mali et la Congolaise de Banque. Ces deux entités contribuent respectivement au résultat net consolidé à hauteur de 13,9 et 11,8 millions de DH.L’autre filière d’importance qui participe à la bonne santé financière du groupe est la gestion d’actifs et des activités de banque d’affaires à travers les filiales de marchés de capitaux. Avec une participation de plus de la moitié au résultat net consolidé, BMCE Capital Bourse voit son PNB progresser de 47,9% à près de 80 millions de DH, poussé par la croissance fulgurante de la marge sur commissions (+119%). En parallèle, la contribution au résultat net consolidé de la société de Bourse BMCE s’apprécie de 145% à près de 52 millions de DH. Dans la foulée, son résultat social ressort à 52,8 millions de DH. Concernant la contribution des autres filiales (BMCE Capital et BMCE Capital Gestion), les résultats nets se sont respectivement appréciés de 88 et 22%. Par conséquent, compte tenu de ses performances, le groupe entend poursuivre son expansion et se donne 10 ans pour conquérir le Continent noir. En témoignent les différents emprunts contractés pour renforcer ses fonds propres afin de mener à terme les projets de croissance. Dernier en date, l’émission d’un ou de plusieurs emprunts obligataires d’un montant de 5 milliards de DH. C’est donc bien parti pour assouvir les désirs d’Othman Benjelloun.M.A.B.---------------------------------------------------------------------------------------------------------------(1) rapport entre provisions nettes et PNB

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