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Grippe aviaire: Le risque n’est toujours pas levé

Par L'Economiste | Edition N°:2210 Le 09/02/2006 | Partager

. Les autorités rassurent: aucun cas pour l’heure. Mais attention au retour des oiseaux migrateursLes autorités sont catégoriques: les oiseaux (garde-boeufs) trouvés morts à Dayet Roumi et Dayet Aoua n’étaient pas atteints de la grippe aviaire. L’information est basée sur les résultats préliminaires des prélèvements effectués sur ces espèces. Le résultat définitif devait être connu hier en fin de journée. Et pour cause, «il faut 8 à 10 jours, incompressibles, pour s’assurer de l’existence de cas de grippe aviaire», a déclaré, lundi à Rabat, le ministre de l’Agriculture, Mohand Laenser, lors d’une conférence tenue conjointement avec le ministre de la Santé, Mohamed Cheikh Biadillah, et le Haut-commissaire aux eaux et forêts, Abdeladim El Hafi. Les causes ayant conduit à la mort de plus de 336 oiseaux dans les deux régions ne sont pas encore connues. Mais une chose est sûre, selon les même sources, aucun cas d’Influenza aviaire n’a été enregistré pour l’heure. Ce constat résulte du dispositif de surveillance mis en œuvre. Les analyses sont effectuées selon les normes internationales recommandées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a ajouté le ministre. Se voulant également rassurant, le ministre de la Santé, Mohamed Cheikh Biadillah, a affirmé que le virus animal H5N1, à l’origine de la grippe aviaire, n’est pas encore transmissible d’homme à homme. . Trois types de vaccinsMais une fois recombiné génétiquement, le virus sera difficile à traiter. Une période de 6 mois sera nécessaire pour créer un vaccin approprié. En attendant, le ministère multiplie les efforts pour acquérir des vaccins et médicaments déjà disponibles. ll faudrait distinguer, dans ce sens, entre trois types de vaccins: saisonnier, prépandémique et pandémique. Pour le premier, «les stocks ont augmenté de 104% pour le secteur privé et de 75% pour le public. L’ensemble du personnel de la Santé a d’ores et déjà été vacciné», a affirmé Biadillah. S’agissant de la deuxième catégorie, un vaccin prépandémique a été réalisé par le laboratoire Sanofi-Pasteur. Même s’il est dirigé contre le H5NI, détecté chez les oiseaux, son efficacité sur l’homme a été prouvée. Mais la pandémie peut passer à travers un virus autre que le H5N1. Autre hic, l’industrie pharmaceutique ne peut produire plus de 300 millions de doses par an. «Aucun Etat au monde ne pourra s’approvisionner pour l’ensemble de sa population», a affirmé Biadillah. Aux Etats-Unis et en France, pays qui ont financé la fabrication de ce vaccin, 20 millions de doses sont déjà ordonnés. Le Maroc a également passé commande de 1 million de doses. Quelque 300.000 doses lui sont réservées dans un premier temps. Le troisième type de vaccin, le pandémique, n’a pas encore été élaboré. En attendant, seules les gélules Tamiflu, produites par le laboratoire Roche, ont prouvé leur efficacité. A une réserve près, émise par le ministre: «le Tamiflu doit être pris au plus tard 48 heures après que le corps ait contracté le virus. Or, aucun médecin ni laboratoire ne peut diagnostiquer une grippe aviaire dans ce délai». Dans tous les cas, le Maroc a déjà constitué un stock stratégique en la matière. Trois commandes ont déjà été passées par le ministère de la Santé. Les premières livraisons ont été effectuées lundi 16 janvier. Leur quantité exacte reste confidentielle. «Les bénéficiaires seront les populations qui sont en première ligne en cas de détection du virus, le personnel qui les prendra en charge et les aviculteurs», précise Abdelmoumen Mahly, chef de la division de la pharmacie au sein du ministère de la Santé. De manière générale, le Maroc figure parmi les 20 premiers pays à bénéficier de ce médicament. Le plus gros des commandes sera livré 6 mois à un an avant des pays voisins comme l’Algérie ou la Tunisie. Des assurances que nuance l’approche du printemps, saison du retour des oiseaux migrateurs de l’hémisphère sud vers celui du nord. Lieu de passage des oiseaux migrateurs, le Maroc se trouve également dans une situation géographique où les échanges sont importants, a rappelé Abdeladim El Hafi. La vigilance reste donc de mise. Elle verra l’implication non seulement des trois départements concernés (Santé, Agriculture, Eaux et Forêts), mais aussi les ministères de la Communication et de l’Intérieur ainsi que les Forces armées royales et la Gendarmerie royale. Cette dernière sera hautement mobilisée. Cet engagement n’est pas propre au Maroc. A risque global une réponse globale, le monde entier est à pied d’œuvre. Et rien que pour le déploiement des mesures préventives à l’échelle mondiale, un budget de 1,2 à 1,4 milliard de dollars sera nécessaire sur les trois prochaines années. Tarik QATTAB

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