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Grève nationale des chauffeurs de taxis

Par L'Economiste | Edition N°:3507 Le 13/04/2011 | Partager
9 syndicats appellent à un sit-in devant les sièges des wilayas et préfectures
Réforme du secteur, réduction des primes d’assurance… les revendications

Les chauffeurs de taxis appellent à un débrayage de 24 heures, demain jeudi 14 avril à l’échelle nationale. Le mouvement de grève intervient après la marche organisée le 4 avril à Casablanca par l’Union nationale des fédérations nationales des conducteurs et professionnels du transport. Une marche qui s’est soldée par la signature d’un accord entre la centrale et le gouvernement. Mais l’accord ne semble pas engager tout le monde.
Du mois c’est ce que l’on peut en déduire puisque 9 autres syndicats, représentant grands et petits taxis, appellent à une nouvelle grève nationale. A l’origine de la colère des taxis-drivers, un cahier revendicatif dont certains points revêtent un caractère récurrent. Le secteur du transport par taxi, à travers ses deux catégories (grands et petits), constituent une des survivances du passé. Il relève du département de l’Intérieur. Sur le plan régional, sa gestion est confiée aux walis et gouverneurs.
Mais jusqu’à présent, malgré l’entrée en vigueur du nouveau code de la route, la mise en place de la Vision 2020 pour le tourisme, la profession n’a fait l’objet d’aucune mise à niveau. Parmi les boulets que traîne le secteur, les fameux agréments. «Un privilège qui continue d’être attribué dans l’opacité la plus totale», affirme Abdelhak Dehbi, SG du Syndicat national des taxis, affilié à l’Union nationale des travailleurs du Maroc (UNTM). Les grévistes réclament la «libéralisation de ce secteur et la fin de l’économie de rente». En effet, le manque d’encadrement de la profession a donné naissance à des pratiques illégales. Dans certaines provinces, l’on a bien tenté de régler les problèmes liés à la relation de travail entre le titulaire de l’agrément et l’exploitant, à travers la mise en place d’un contrat-type.
Un document qui prévoit une durée de location de 6 ans, renouvelable une fois. Dans certains cas, le titulaire de l’agrément refuse de reconduire le contrat de location. D’où l’instabilité de la relation de travail dans le secteur. «En cas de conflit entre les deux parties, les tribunaux donnent toujours raison aux titulaires des agréments», explique Dehbi. La location en elle-même constitue une aberration puisque l’agrément ne peut être loué ni vendu ni hérité. Or, certains opérateurs peuvent disposer de plusieurs agréments à la fois et de les louer, moyennant une redevance mensuelle de 2.500 DH environ. Certains exigent même un «droit d’entrée», au demeurant illégal, dont le montant peut atteindre 120.000 DH. D’où l’intérêt des titulaires de ces agréments à rompre leurs contrats de location pour percevoir à chaque fois ce «droit d’entrée».
Par ailleurs, en cas d’accident grave ou mortel, le code de la route prévoit la détermination via une commission ad hoc. Or, cette commission n’a toujours pas vu le jour. «De nombreux chauffeurs de taxis se sont vu retirer leur permis de conduire sur une simple décision des tribunaux. Ce qui n’a pas été prévu dans le code de la route», clame Mustpaha El Kihel, président de la Fédération nationale des taxis et du transport, syndicat gréviste.


Transport clandestin


Les problèmes du secteur ont généré des opérateurs du transport clandestin. Le phénomène concerne aussi bien les villes, comme Casablanca ou le monde rural, où ce mode de déplacement supplante le transport organisé. Plusieurs réunions ont eu lieu à la veille de l’entrée en vigueur du code de la route, mais le transport informel prend des proportions alarmantes. Après les véhicules de tourisme, certains conducteurs de triporteurs se sont eux aussi convertis dans le transport des personnes au vu et au su des agents de contrôle. En cas d’accident de la circulation, ces usagers ne peuvent être couverts par l’assurance. C’est la raison pour laquelle les centrales appellent à la lutte contre ces «opérateurs» clandestins.


Hassan EL ARIF

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