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    Economie

    Grève du 21 mai: Pas d’impact dans les régions

    Par L'Economiste | Edition N°:2782 Le 22/05/2008 | Partager

    . La psychose de la casse l’emporte sur la solidarité. Suivi mitigé dans les secteurs des services publics. Activité normale à Agadir, Marrakech, Rabat et CasablancaL’appel à la grève générale lancé par la CDT a-t-il trouvé large écho parmi les salariés? A en croire les divers témoignages glanés ici et là, par nos correspondants régionaux, le débrayage décidé à la seule initiative de la centrale de Amaoui n’a pas été si massivement suivi. Même dans le secteur de l’Education nationale, fief traditionnel de cette centrale, les taux de participation relevés ne traduisent guère un succès. Que dire alors du secteur privé? «L’activité a été jugée normale», tranchent la plupart des professionnels contactés. Sauf le petit commerce et quelques services de proximité qui ont baissé le rideau durant toute la matinée de ce mercredi 21 mai. C’est par crainte de subir les dégâts collatéraux d’un éventuel débordement que par souci de solidarité que des commerçants ont dû fermer boutique. Et, c’est tout particulièrement le cas à Fès et au quartier Derb Omar à Casablanca. . Baisser rideau pour éviter les dégâtsDans la capitale spirituelle, est-il rapporté, tous les commerçants de la médina, Sidi Boujida, Saâda, et autres quartiers de la ville ont baissé le rideau. «Ceci, pour éviter les dégâts», indique un jeune d’entre eux qui dit avoir profité d’une journée de repos. C’est que les militants de la CDT ont distribué des tracts la veille via les boîtes aux lettres. Résultats: hier dans la matinée, et par crainte, rares sont les magasins qui étaient ouverts. En effet, à Boulekhssissate, à titre d’exemple, un quartier de joailliers, toutes les bijouteries étaient fermées. Le même constat a été dressé au niveau de Talâa, la Kissaria, et d’autres lieux de commerce. Pour leur part, les cafés et pâtisseries ont tourné à plein régime.Par ailleurs, les taux de participation, au niveau de la préfecture de Fès, étaient assez variés. Ainsi, par secteur, c’est celui des Finances qui affiche le taux le plus élevé: 68% de grévistes. Il est suivi par l’Enseignement (64%) et la Santé (36%). Fait curieux cependant, la Justice qui a enregistré, la semaine dernière, le taux le plus élevé (80,56%), n’a pas adhéré au mouvement d’hier. Seuls 5% des employés dans de ce secteur ont suivi Amaoui. De leur côté, les collectivités locales ont travaillé normalement. «Seule une dizaine de fonctionnaires appartenant à la CDT ont quitté les bureaux. Le reste (près de 3.000 personnes) a rempli toutes les tâches administratives quotidiennes. A Derb Soltane, à Casablanca, les commerces ouverts se comptaient aussi sur les doigts de la main, dans la matinée. C’est que le souvenir des événements de 1981 est toujours vivace. Mais peu à peu, vers 10 heures, d’autres commerçants ont ouvert leurs magasins. «Je viens juste d’ouvrir. Ce qui m’a encouragé, ce sont mes voisins qui ont travaillé comme si de rien n’était». Et, le mouvement a vite fait tache d’huile. Dans les ruelles, l’activité commerciale allait bon train alors qu’elle était au plus bas sur les grandes artères. «Si tous ces magasins et kissariats sont fermés, ce n’est pas par solidarité mais plutôt par crainte de débordements», indique un épicier. D’où d’ailleurs la présence fort remarquée des forces de l’ordre. A l’opposé, l’activité économique dans la ville d’Agadir n’a pas véritablement été perturbée. Au niveau des transports en commun, les autobus tout comme les taxis circulaient normalement. Les services de la Santé ainsi que de la commune urbaine ont également bien fonctionné. Au grand souk, poumon commercial de la cité, les magasins étaient également en activité. Cependant, les représentants régionaux de la CDT assurent que le taux de participation à la grève frôle les 100% à travers les différents secteurs économiques de la cité. Devant le siège de la CDT à Agadir, il est vrai qu’ils étaient fort nombreux: 1.000 personnes étaient au rendez-vous pour observer un sit-in très animé. Même constat aussi pour la ville de Marrakech. «Rares ont été les salariés des entreprises privées qui ont répondu à l’appel de la CDT», commente un observateur. Dans l’administration, fief de la centrale, le mouvement de grève a été aussi tiède. D’après les autorités, c’est un taux de participation global de 7,9%. Par secteur, la participation la plus importante a été dans la Santé avec 60%, suivi de l’Enseignement (30%) et des collectivités locales.La grève, selon Brahim Himmi de la section locale de la CDT, aura été suivie en moyenne par «près de 70% des fonctionnaires et salariés des secteurs où la centrale est bien présente».


    L’enseignement, sinon ça travaille

    Ceux qui se sont pressés, mardi soir à Ouarzazate, pour s’approvisionner de peur de se trouver face à une paralysie le lendemain (mercredi) ont eu droit à un lapin. Les secteurs-clés de la société en l’occurrence le tourisme et l’industrie cinématographique ont suivi normalement leurs activités. La vie avait, en effet, depuis le petit matin pris son bonhomme de chemin tel un long «film» tranquille. Grandes surfaces, cafés, restaurants, hôtels, bazars, stations-service, hôpitaux et même les petits commerces, étaient tous de service. L’appel de la Confédération démocratique du travail n’a été suivi que par 15 à 20% des salariés. Le taux le plus élevé de grévistes, près de 85%, a été enregistré dans le secteur de l’enseignement public. Les grèves automatiques ayant dominé depuis bien longtemps ce secteur. Dans le secteur d’administration, la grève n’a été suivie qu’avec à peu près 40%, ce qui n’entravait aucunement les intérêts des citoyens, le surnombre étant de mise. La ville «sans bruit», comme l’indique son toponyme amazigh, n’a rien perdu de son calme habituel Ouarzazate. De nos correspondants régionaux

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