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    Economie

    Grève dans la Santé
    Le corps médical déserte les hôpitaux

    Par L'Economiste | Edition N°:2161 Le 30/11/2005 | Partager

    . Aucune prestation assurée . Seules les urgences fonctionnentHôpitaux déserts hier à Casablanca. A l’appel de cinq centrales syndicales, le corps professionnel de la santé est en grève pour 48 heures, mardi 29 et mercredi 30 novembre. Les portes du centre de diagnostic de l’hôpital Ibn Rochd, par lequel les patients sont tenus de transiter avant toute consultation médicale, étaient fermées. «Aucun médecin n’est disponible, ils sont en grève aujourd’hui et demain», a indiqué à L’Economiste un employé de l’hôpital. La grève est suivie à 100%, a pu constater L’Economiste sur place. Hormis le service des urgences, tenu d’assurer les visites, les médecins et infirmiers de tous les autres départements affichaient absent. Les patients, nombreux à s’y être rendus, ont pu accéder aux locaux mais pas aux soins, faute de personnel disponible. «Nous sommes conscients que la grève porte atteinte aux patients, mais la responsabilité incombe au gouvernement», déclare Mohamed Chennaoui, responsable syndical à la Confédération démocratique du travail (CDT). Le secteur de la Santé n’en est pas à son premier débrayage. Depuis plus d’une année, les arrêts de travail se multiplient dans le secteur sans qu’aucune réponse aux revendications ne soit apportée. Les syndicats entendent maintenir leur mouvement, «tant qu’il n’y a pas d’issue». Les doléances seraient, pour les médecins, «tout à fait possibles à exécuter car ne demandant pas d’enveloppe budgétaire supplémentaire très conséquente». Trois catégories de revendications sont soumises au gouvernement. La première concerne la rémunération des médecins du secteur public. Celle-ci est jugée trop faible par rapport aux services rendus, et sans aucune mesure avec la situation des médecins du secteur privé. A titre indicatif, un généraliste débute sa carrière dans le public à 7.000 dirhams. Le spécialiste ne touche que 1.600 DH supplémentaires. Toujours dans le volet rémunérations, les gardes et heures supplémentaires assurées par ces médecins ne sont pas rémunérées. Une situation jugée naturellement «inacceptable». Les infirmiers ne sont pas bien lotis non plus. Plusieurs points concernant leur statut n’ont toujours pas été réglés. Il va sans dire que ce ne sont là que des revendications d’ordre matériel. Elles influent considérablement sur les conditions psychologiques dans lesquelles opère le corps médical. Dans les autres établissements, la situation n’est pas des plus sereines non plus. «Les grèves dans le secteur public entraînent un afflux massif de patients vers les polycliniques de la CNSS », indique un infirmier. Déjà confrontées à un manque de personnel médical, les polycliniques souffrent d’un surcroît de travail et de sérieux problèmes d’équipement. Mohammed Cheikh Biadillah, ministre de la Santé, n’est pas au bout de ses peines. Le secteur est en pleine effervescence, accumulant des années de mauvaise gestion et de manque de rationalisation. Lui n’a pas non plus ouvert de dialogue serein avec les représentants du corps médical. Au grand dam des patients. Amale DAOUD

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