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Greenspan, le gourou un peu moins gourou

Par L'Economiste | Edition N°:1563 Le 17/07/2003 | Partager

. Le président de la Fed sévère avec les fraudeurs . Les taux d'intérêt «peuvent encore baisser». Malgré la hausse de la productivité, «les entreprises doivent embaucher»Le président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, s'est adressé à la commission des Services financiers de la Chambre des Représentants, le 15 juillet, pour présenter le rapport de la mi-année. Il a recommencé hier devant la Commission sénatoriale. Le président de la Fed est quasi inamovible et est responsable devant les élus, à qui il rend publiquement compte au moins deux fois par an. A la suite de son discours, il doit se soumettre publiquement aux questions des membres de la commission.Régulièrement et en tout cas avant les présentations devant les élus, le président de la Fed réunit le Comité de politique monétaire (FOMC). Lequel délibère, mais le président prend seul la décision finale, qui peut être différente de ce qu'aura envisagé le comité. Dans la construction américaine, ce système est fait pour garantir l'indépendance des autorités monétaires face au gouvernement comme au système financier. Le discours de Greenspan était très attendu comme toujours. Toutes ses interventions sont annoncées par toutes les agences de presse dans le monde. Mais cette fois, il a laissé froids les acteurs des marchés financiers. Greenspan a fait savoir qu'il était disposé à garder des taux d'intérêt bas aux Etats-Unis «aussi longtemps qu'il le faudrait pour redonner du mordant à l'économie» et prévenir «une dangereuse érosion des prix». Le patron de la banque centrale a également dit que le FOMC disposait d'une marge de manoeuvre pour réduire le taux des Fed Funds en deçà de sa valeur actuelle (1,0%), qui n'a pourtant jamais été aussi basse depuis 45 ans, si le rebond économique manquait d'entrain. Les opérateurs ont déduit de «la façon dont il s'était exprimé» que la Fed éviterait de toucher au taux au moins pendant un an. Ce qui n'est pas exactement ce qu'il faut pour faire repartir vivement les marchés boursiers, par où tout passe pour l'économie américaine. Greenspan restera de préférence traditionnel dans les instruments d'intervention mais il a explicitement cité d'autres instruments pour couper court au risque d'inflation. Rappelons que contrairement à l'Europe, la vision américaine considère que l'inflation ou la déflation détruisent l'emploi. Donc la première mission des autorités monétaires est de développer au maximum l'emploi, ce qui leur impose de lutter contre le risque de déflation. Pour prévenir l'inflation, Greenspan a donc explicitement évoqué des interventions sur le marché obligataire qui toucheraient plus spécialement les taux à long terme. Pour autant, Alan Greenspan a noté qu'il «était possible que les Etats-Unis soient à l'aube d'une période de croissance prolongée» et que la banque centrale attendrait qu'il y ait «une nette amélioration de la situation économique avant d'envisager de relever les taux d'intérêt». Le comportement des bénéfices d'entreprise et la consommation des ménages lui donnent raison en cette mi-2003.Greenspan a également dit qu'en dépit d'une croissance de la productivité, les entreprises devront embaucher pour s'adapter à une nouvelle et future croissance. Le président de la Fed s'est aussi montré très critique à l'égard des auteurs et complices des faillites frauduleuses. Alan Greenspan les a accusés d'avoir détruit des emplois en réduisant la confiance dans le système économique.


«L'affaire du Lyonnais»

Suite à une question d'un congresman, le président de la Réserve fédérale Alan Greenspan a promis «d'écrire au Congrès sur l'évolution d'un contentieux juridique impliquant le Crédit Lyonnais». L'année dernière, l'Etat de Californie en tant que tel a porté plainte contre le Crédit Lyonnais et contre des associés de la banque française. La plainte les accuse d'achats frauduleux des actifs de la compagnie d'assurance en faillite Executive Life. L'infraction serait double: en Californie, comme dans encore beaucoup d'Etats américains, il ne peut pas y avoir, sauf cas spéciaux, de lien entre des banques et des compagnies d'assurances, d'une part et d'autre part, les actifs de Executive Life auraient été frauduleusement sous-estimés pour permettre la transaction et léser les autres porteurs. Le département de la Justice américain négocie un règlement avec le Crédit Lyonnais et le gouvernement français pour résoudre le contentieux: si la banque était condamnée dans un procès, tous ses actifs ne suffiraient pas à payer l'amende. La négociation est une procédure usuelle dans la Justice américaine: les gens considèrent qu'une transaction financière entre les adversaires coûte moins cher aux contribuables qu'un procès en bonne et due forme, et ce après avoir engagé les premières procédures. En Europe comme au Maroc, les consciences en seraient profondément choquées.Synthèse L'Economiste

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