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Europe

Grèce: Une feuille de route pour les trois prochaines années

Par L'Economiste | Edition N°:3501 Le 05/04/2011 | Partager
Les comptes sous la loupe de l'UE et du FMI
Examen de l'avant-projet du budget triennal

Le ministre des Finances Georges Papaconstantinou avait admis que le déficit public de la Grèce pour 2010 serait très probablement supérieur au pourcentage estimé de 9,4% du PIB, retenu pour base par la loi de Finances 2011

Plusieurs interrogations se posent concernant la dette grecque! Pour se pencher sur la question, un groupe d'experts de l'Union européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI) a entamé, hier lundi et jusqu’à la fin de la semaine, à Athènes l'examen de l'avant-projet du budget triennal 2012-2015 grec. Devant être dévoilé par le gouvernement d'ici fin avril, cet avant-projet constitue une feuille de route pour les trois prochaines années, incluant les prévisions budgétaires ainsi que la poursuite des réformes structurelles.
Soumise à une austérité draconienne depuis mai 2010, lors de son recours à un prêt de 110 milliards d'euros contracté auprès de l'UE et du FMI, la Grèce craint un nouveau volet de mesures de rigueur, évalué entre 3,5 et 8 milliards d'euros en économies budgétaires supplémentaires à trouver en 2011. Ce tour de vis supplémentaire serait motivé par le fait que le déficit public grec en 2010 a finalement baissé moins que ce qui a été anticipé. Pour rappel, le ministre des Finances Georges Papaconstantinou a admis la semaine dernière qu'il pourrait subir une révision à la hausse. Le déficit pourrait s'élever à 10,6% du PIB en 2010, plus d'un point de pourcentage que ce qui était prévu.
Les responsables de la Troïka (UE-BCE-FMI) devraient évaluer la poursuite des réformes structurelles dans le pays en vue du versement de la cinquième tranche du prêt FESF-FMI (12 milliards d'euros) prévue en mai. La Grèce a déjà reçu du FESF (Fonds européen de stabilité financière) et du FMI environ 28 milliards d'euros.
Malgré les progrès énormes réalisés dans le rééquilibrage des finances publiques, l'ampleur de la tâche et surtout la rapidité des progrès à réaliser pour rester dans les clous du programme font craindre à une partie des marchés financiers que la Grèce ne parviendra pas à respecter ses obligations.
Toutefois, lors d'un débat au Parlement grec sur l'économie, vendredi dernier, le Premier ministre grec Georges Papandréou a répété qu'une restructuration de la dette grecque était hors question. A noter que l'agence Standard & Poor's a abaissé, mardi 29 mars, les notes souveraines du Portugal et de la Grèce, soulignant que la restructuration de la dette était un possible prérequis pour emprunter auprès du futur Mécanisme européen de stabilité.

F. Z. T.

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