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Economie

Grande enquête l'Economiste-Sunergia
57% des jeunes sont pour le hijab

Par L'Economiste | Edition N°:2199 Le 24/01/2006 | Partager

. Plus on est pauvre, plus on est pourLES adultes vont peut-être être choqués: nos jeunes sont majoritairement favorables au port du hijab: 57% sont pour. On a eu beau retourner la question, la corréler, bien expliciter son sens… Cette tendance est forte, très forte, puisque, à l’opposé, seulement 7% (au-dessous du seuil significatif) sont contre. Et il y a 36%, une part importante, de jeunes qui se déclarent «indifférents». Les proportions sont les mêmes que l’on soit un jeune homme ou une jeune femme, quel que soit l’âge (de 16 à 29 ans), que l’on soit un jeune des villes ou un jeune des champs! Seule la classe sociale fait varier l’opinion face au voile… et encore! En effet, les différences existent, mais quelle que soit la richesse, la majorité est favorable au voile. Dans les couches aisées (A-B), 48% des jeunes sont pour le voile. Et moins on est riche, plus on est favorable au voile: 56% des jeunes de la catégorie C et 61% (soit près de deux sur trois!) des jeunes de la classe défavorisée. Inversement, plus on est pauvre, moins on est contre le port du voile: 6% de plus pauvres de notre échantillon sont contre le voile. Ceci fonctionne aussi de l’autre côté de l’éventail social. 14% des jeunes les plus riches se disent contre le port du voile. Ces proportions restent de toutes les manières minoritaires.


Fiche technique

C’EST sans doute la première enquête de cette nature et de cette ampleur au Maroc.Elle a été conduite par Sunergia pour le compte de L’Economiste, à l’automne 2005, auprès des jeunes de 16 à 29 ans. 776 réponses significatives ont été retenues: 390 garçons et 386 filles. La répartition par âge est la suivante: 16-17 ans: 12318-20 ans: 18521-24 ans: 22725-29 ans: 241Les tranches d’âge sont différentes: deux ans pour les moins de vingt ans, et cinq ans au-dessus de 20 ans. A cela une explication bien simple: avant vingt ans, les caractéristiques de la personnalité, des comportements, des goûts… sont encore versatiles. Au-delà de vingt ans, elles sont plus stables. 506 jeunes vivent en milieu urbain et 270 sont dans le monde rural. La méthode statistique utilisée par le bureau d’études de marché Sunergia est celle des quotas. Il s’agit d’un échantillon représentatif de la jeunesse marocaine sur la base du recensement général de la population 2004, réalisé par le Haut-commissariat au Plan. Ont été respectés la répartition géographique, la catégorie socioprofessionnelle, le sexe, la zone d’habitation (rural-urbain) et l’âge. En fonction du niveau de vie, la répartition est la suivante: 97 (12%) appartiennent aux catégories A et B (les plus aisées); 419 jeunes aux couches moyennes (54%) et 260 (34%) aux moins favorisées. Compte tenu de son imprécision, cette division n’était pas retenue dans les quotas. Notons que la répartition trouvée dans l’échantillon surpondère un peu les couches défavorisées, le plus probablement au détriment des couches les plus aisées.M. Kd.

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