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Société

Grande enquête de L’Economiste-Sunergia
Les jeunes remettent en cause l’autorité parentale

Par L'Economiste | Edition N°:2197 Le 20/01/2006 | Partager

. Mais la revendication de liberté est très sélective. Globalement, le choc des générations est très adouciLa majorité des jeunes est donc dépendante financièrement des parents, et cette même majorité aide financièrement ses géniteurs. Cette interdépendance financière est fortement mise en valeur par l’enquête de L’Economiste, réalisée par le bureau d’études Sunergia.Et pour cause! Les jeunes interrogés sont majoritairement des étudiants. Mais l’interdépendance financière n’élude pas le fameux choc des générations, même si l’habitude bien marocaine d’éviter les conflits, adoucit considérablement ce choc. A la question de savoir sur quels sujets les jeunes acceptent ou n’acceptent pas l’autorité parentale, la grande majorité disent qu’ils «la refusent» sur plusieurs sujets mais pas sur tout. Ainsi, l’enquête révèle une situation plus compliquée qu’elle n’en a l’air: les parents et les enfants ont des relations harmonieuses, mais la limite s’arrête là, disent les jeunes. Pour avoir une image fidèle de ce qui se passe dans la maison, il faudrait alors poser la même question aux parents.Les résultats montrent que nous sommes dans une société qui ne communique que sur les consensus. 67% des filles n’acceptent pas que le choix de l’époux soit imposé par papa-maman, contre 60% des garçons: faut-il commenter l’énorme bond d’indépendance d’esprit de ces femmes qui étudient plus longtemps et chez qui sévit le plus le chômage? Faut-il aussi rappeler, que selon les derniers résultats du recensement, 7% des femmes finissent leur vie célibataires, soit trois fois plus qu’il y a dix ans, selon le recensement 2004.Pourtant, ces filles sont beaucoup plus dépendantes des parents par l’argent que les garçons (voir supra).Les fortes têtes féminines se durcissent encore quand il s’agit de l’autorité parentale sur les flirts et les relations amoureuses: 60% d’entre elles passent outre l’autorité parentale! Ce qui ne veut pas dire qu’elles en ont parlé à Papa-Maman. En effet, on sait par ailleurs (voir nos informations sur les relations amoureuses, L’Economiste du 18 janvier 2005) que les jeunes n’abordent que très peu la question des amours avec leurs parents. Tout ceci confirme encore une fois ce trait typiquement marocain: la société a tendance à ne communiquer que sur ce qui fait consensus. Par contre, les garçons formalisent massivement et bien davantage que les filles, leur refus de se plier aux injonctions familiales: Les demoiselles ne sont «que» 27% («ce qui est déjà beaucoup trop», diront les parents!) à refuser les directives parentales pour s’habiller, sortir, se distraire… Une «fille de bonne famille ne doit pas s’habiller n’importe comment», «ne doit pas fréquenter n’importe qui», ressassent les mères et les pères. Mais sans doute devront-ils finir par accepter que les jeunes ont découvert le meilleur moyen d’être en paix avec les parents: leur raconter des «bobards».M. Kd.

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