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International

Grand-messe syndicale à Vienne

Par L'Economiste | Edition N°:2391 Le 31/10/2006 | Partager

. Elle marque la naissance de la CSI. Réunion de 360 syndicats du 1er au 3 novembrePrès de 1.500 délégués de quelque 360 syndicats de 150 pays lancent, lors d’un congrès du 1er au 3 novembre à Vienne, une Confédération syndicale internationale (CSI) qui revendiquera 190 millions de syndiqués, avec pour objectif de davantage peser sur la mondialisation. La nouvelle internationale accueillera les anciens adhérents de la Confédération internationale des syndicats libres (155 millions d’adhérents) et la Confédération mondiale du travail (26 millions), deux organisations qui doivent décider aujourd’hui, lors de congrès de dissolution, de lui laisser la place. La CSI bénéficiera en outre du renfort d’une dizaine de syndicats nationaux sans affiliation mondiale comme la CGT française ou la CTA argentine. Issue du courant communiste, la Fédération syndicale mondiale (FSM) --troisième confédération syndicale internationale -- reste à part. Elle reproche à la CISL ses «compromis et concessions». L’ouverture du congrès, le 1er novembre, le fondateur de la CSI sera salué par un discours du président autrichien Heinz Fischer. Et ce, avant que la nouvelle confédération n’adopte ses statuts. Par la suite, les débats devraient être marqués par les interventions des directeurs généraux de l’OMC, notamment Pascal Lamy, et du Bureau international du travail (BIT), Juan Somavia. La dernière journée, vendredi 3 novembre, devrait voir l’élection à la tête de la CSI de l’Anglais Guy Ryder, actuel secrétaire général de la CISL. Son discours va clôturer le congrès. Il a qualifié d’ores et déjà la création de la CSI d’événement «historique» après des décennies de division syndicale. Pour son futur numéro un, la nouvelle confédération devra construire des stratégies syndicales mondiales pour contrer celles du capitalisme. La CSI devra en outre se confronter aux entreprises multinationales et soutenir le syndicalisme là où il est faible et oppressé. Le syndicalisme perd en effet du terrain, que ce soit dans ses bastions historiques européens (Angleterre, Allemagne) ou aux Etats-Unis, où le taux de syndicalisation a chuté de moitié en quinze ans. Des syndicalistes sont assassinés en Amérique centrale et en Colombie. Les droits syndicaux sont bafoués dans la plupart des pays africains et en Asie (Chine, Corée du Nord, Birmanie), où l’on ne tolère aucun syndicalisme indépendant du pouvoir.


Contre-attaque

Parmi les mesures destinées à accroître l’influence syndicale, la CSI devrait accentuer le rapprochement avec les ONG. Elle participera en outre aux forums sociaux mondiaux des altermondialistes. La CSI devrait par ailleurs dépasser le strict lobbying auprès des institutions multilatérales que pratiquaient ses ancêtres, avec un succès relatif puisque la «clause sociale» réclamée à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) n’a jamais été prise en compte. La confédération pourrait organiser des mobilisations et décider d’organiser une «journée d’action mondiale» pour revendiquer «une nouvelle mondialisation», selon son projet de programme. Synthèse L’Economiste

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