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Affaires

Grand-messe des professeurs de français à Oujda

Par L'Economiste | Edition N°:2256 Le 17/04/2006 | Partager

. Un colloque international fait l’état des lieux de la Francophonie. Plus de 150 participants marocains et arabes   Le comité provincial de l’Association marocaine des enseignants de français (AMEF) à Oujda a organisé, la semaine dernière, la deuxième édition du Colloque de printemps. La rencontre a bénéficié du partenariat de l’Académie orientale de l’éducation et l’Institut français. Tenu sous le thème «Francophonie au Maroc: état des lieux et perspectives», ce colloque à caractère pédagogique et culturel a été aussi l’occasion de manifestations artistiques axées sur le folklore régional. Cette manifestation s’est aussi distinguée par la présence de la Commission du monde arabe (CMA) qui regroupe les associations de chaque pays arabe  et qui est affiliée à la Fédération internationale des professeurs de français (FIPF). Ainsi, plus de 150 cadres pédagogiques et enseignants de langue ou de littérature françaises, libanais, égyptiens, tunisiens, mauritaniens et marocains ont pris part, du 13 au 16 avril, aux travaux dont le dénominateur commun est la langue de Molière. En fait, il était surtout question de définir le statut de l’enseignement du français et la situation de la Francophonie à l’ère de la mondialisation. Les nombreux exposés ont porté sur la mise en œuvre de la politique linguistique au Maroc et le statut de la langue française dans le monde. Un panorama sur l’enseignement des langues en Egypte, Tunisie, Mauritanie et Liban a été présenté. Pour la Libanaise, Ilham Slim Hoteit, l’attitude vis-à-vis de l’apprentissage du français varie «entre un rejet catégorique associé à l’identité arabe et une appréhension valorisante le considérant comme marque de distinction». «Mais, ce colloque nous a permis de préparer aussi le prochain congrès linguistique qui doit se tenir à Beyrouth en avril 2007», ajoute la Tunisienne Naima Tlili. Par ailleurs, Touhami Benjeddi, inspecteur de l’enseignement, a appelé à «la conception d’une politique linguistique qui favoriserait les langages maternelles, mettrait l’école en synergie avec les autres sous-systèmes de la société marocaine et aiderait le système éducatif à se réformer en vue d’une meilleure participation à l’effort national pour le développement humain».


Polémique

Le président de l’Amef, Naji Choukri, explique le choix d’Oujda pour abriter ce deuxième colloque par la position géographique de la ville. Quant au choix du thème, il est dicté, selon lui, par le souci d’engager une réflexion profonde sur la situation de la Francophonie et l’enseignement du francais au Maroc et dans les pays francophones arabes. L’exposé «Statut du français au Maroc: aspirations nationalistes à l’ère de la mondialisation» présenté par la Tangéroise, Khadija Bourkadi, a soulevé une vive polémique. L’intervenante estime que le processus d’arabisation, notamment dans les disciplines scientifiques, est l’un des facteurs ayant contribué à la baisse du niveau du français au Maroc. Une baisse qui engendre de grandes difficultés chez les étudiants des cycles supérieurs.De notre correspondant,Mohammed ZERHOUDI

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