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    Gouvernance des PME
    Après le code, comment passer à l’acte

    Par L'Economiste | Edition N°:2925 Le 22/12/2008 | Partager

    . Communication tous azimuts, relais régionaux… pour une large diffusion . Une version en arabe bientôt disponibleCOMMENT réussir l’implémentation du code de bonne gouvernance dans les entreprises? A peine lancé, ce recueil destiné aux PME suscite déjà des interrogations sur son applicabilité. Comment le diffuser auprès de la cible et quels modes opératoires pour en assurer l’adoption? Des questions qui ont d’ailleurs focalisé une bonne partie du séminaire organisé, vendredi dernier à Casablanca, pour le lancement officiel de cette nouvelle charte. S’il est vrai que l’apport d’un tel document est indéniable pour l’accroissement de la compétitivité de la PME, son application est une autre paire de manches, conviennent différents intervenants. En effet, comme le souligne Latifa Echihabi, directrice générale de l’ANPME, «au vu de la cible, il est nécessaire d’aller plus dans le détail». En effet, dans les PME et structures familiales, ciblées par le code, les pratiques de gérance sont plutôt classiques et loin de correspondre aux recommandations de bonne gouvernance. Pour passer à l’acte, ces PME doivent par conséquent bien assimiler les dispositions du code. «Il faut en parler tout le temps sur le terrain», suggère El Hadi Chaibainou, directeur général du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM). A l’instar de ce qui a été fait pour son élaboration, suggère-t-il, des synergies doivent être établies pour la diffusion du code auprès de la population cible. Tous les acteurs (CGEM, ANPME, administrations, banques, …), chacun à son niveau, doivent participer pour expliquer aux entreprises comment l’appliquer. Pour cela, une communication tous azimuts s’impose. Des campagnes de vulgarisation et de sensibilisation doivent être multipliées. Et pas uniquement sur l’axe Casablanca-Rabat, insistent différents conférenciers. «Des relais régionaux doivent être mis en place pour garantir la diffusion sur l’ensemble du pays», propose-t-on. Dans ce sens, le rôle des auditeurs, commissaires aux comptes et experts-comptables est crucial. «De par notre relation étroite avec les PME et la large couverture nationale dont il jouit, l’Ordre des experts-comptables peut constituer un bon vecteur de transmission du code», note d’ailleurs son président, Abdellatif Bernossi. Pour commencer, annonce-t-il, tous les membres de l’Ordre recevront un exemplaire du code. Des formations permettront ensuite de s’en imprégner pour pouvoir ensuite au mieux le diffuser. Pour sa part, l’ANPME assure que la réflexion est déjà amorcée sur des modes opératoires pour accélérer la diffusion et la vulgarisation du code. Concrètement, explique Echihabi, il s’agit d’expliciter aux PME le contenu du code, ses enjeux et ce qu’elles gagneraient à s’inscrire dans une démarche de bonne gouvernance. La transparence est synonyme de rentabilité. Un accompagnement collectif est prévu et l’ANPME, indique-t-on contribuera également au financement de l’expertise qui sera mise en place.


    Vulgarisation

    POUR donner plus d’envergure aux actions de vulgarisation, le président de l’Ordre des experts-comptables suggère plusieurs pistes. Parmi elles, l’organisation de séminaires dans les établissements et écoles de commerce (ENCG, ISCAE, Facultés de droit et sciences économiques…) pour présenter le code aux futurs cadres. L’implication des associations professionnelles locales peut aussi constituer un relais de diffusion. Bernossi propose aussi l’organisation d’un événement annuel qui consacrerait la PME qui aurait le mieux intégré les bonnes pratiques de gouvernance.Khadija EL HASSANI

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