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Golfe: Débat sur l’indexation au billet vert

Par L'Economiste | Edition N°:2737 Le 18/03/2008 | Partager

. Le dollar poursuit sa chute entraînant une inflation galopante dans la région. Nouvelle baisse du taux directeur de la Fed aujourd’huiLa poursuite de la chute du dollar accentue la pression sur les 5 monarchies pétrolières du Golfe, dont les devises sont indexées au billet vert, pour qu’elles réévaluent leur monnaie ou mettent fin à ce système de taux fixe, qui alimente une inflation galopante dans la région.La nouvelle baisse probable mardi 18 mars par la Fed (banque centrale américaine) de son principal taux directeur, actuellement de 3%, pour éviter une récession, ne fera qu’attiser ce débat et aggraver une situation intenable pour les économies du Golfe, qui font de plus en plus le grand écart. «Je pense que ces pays ne peuvent pas continuer à ignorer la faiblesse de la devise américaine et les baisses continuelles des taux d’intérêt» par la Fed, a déclaré Ali Al-Bader, ancien chef de l’Autorité du Koweït pour l’Investissement, le Fonds souverain de cet émirat. «Ils devront soit lier leurs monnaies à un panier de devises (...) soit réévaluer graduellement leurs devises, faute de quoi le coût sera trop élevé» pour leurs économies, a-t-il poursuivi. Des six monarchies pétrolières alliées des Etats-Unis formant le Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar), seul le Koweït a décroché en mai le dinar du dollar, auquel il était lié depuis janvier 2003, pour l’indexer sur un panier de devises. Pour la banque centrale koweïtienne, la baisse du dollar contribuait à accroître l’inflation. Depuis lors, le dinar s’est apprécié de 7,7% par rapport au billet vert.Mais selon les 5 autres membres du CCG, qui ont refusé d’imiter le Koweït, la fin de l’indexation au dollar ferait plus de mal que de bien à leurs économies.L’indexation au dollar a permis de consolider la stabilité financière de ces pays tant que les économies des monarchies du Golfe et l’économie américaine étaient en phase. Mais ce n’est plus le cas. Les Etats-Unis sont confrontés à la récession, les pays du CCG risquent la surchauffe et l’inflation atteint des records historiques (14% en rythme annuel au Qatar et plus de 10% dans les Emirats, les deux pays les plus affectés, mais aussi 7% en rythme annuel en janvier en Arabie).En raison de ce système de taux de change fixe, l’Arabie, Bahreïn, les Emirats, Oman et le Qatar n’ont pas d’autre choix que de suivre la Fed, c’est-à-dire de baisser leurs taux d’intérêt, alors qu’elles devraient faire l’inverse. Ce grand écart est apparu en septembre, lorsque la Fed a baissé son principal taux directeur d’un demi-point à 4,75%. La baisse de ce taux attendue mardi, la 6e en six mois et qui s’annonce massive, devrait donc avoir pour les pays du Golfe des effets très négatifs, en dépit de l’explosion des cours du brut, qui dépassent désormais les 111 dollars le baril.Mais l’économiste koweïtien Amer Al-Tamimi estime que la fin de l’indexation de leurs monnaies au dollar est pour les Etats du Golfe un choix «extrêmement difficile, compte-tenu du fait qu’une majorité de leurs échanges se fait en dollars».Synthèse L’Economiste

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