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Economie

Gestion des déchets
Les décharges sauvages tomberont sous le coup de la loi…

Par L'Economiste | Edition N°:1903 Le 25/11/2004 | Partager

. Ce sont les élus locaux qui vont «trinquer». L’Etat donne un coup de main pour 21 décharges encadrées. Stratégie de «petits pas»Après des années de protestations, la chasse aux décharges publiques dites «sauvages»(ou encore «brutes») est lancée. Il était temps. Ces décharges, grands facteurs de pollution, produisent entre autres du méthane, qui pollue 21 fois plus que le dioxyde de carbone. Les décharges existent «spontanément» dans pratiquement toutes les villes, localités ou mêmes bourgades du Maroc. Pour le vérifier, il suffit juste de prendre le train… Mis à part les trois exceptions de Berkane, Essaouira et Fès qui ont déjà une décharge moderne traitant le lixiviat (le «jus» des déchets), une décharge sauvage est un accompagnement habituel de la vie urbaine, certainement plus imposant que les petites «zebbalat» des communes rurales…Un projet de loi sera bientôt prêt pour légiférer sur les déchets ménagers et assimilés et les décharges publiques. Il sera explicité que la responsabilité de la collecte, du nettoiement et du traitement des déchets ménagers incombe aux élus. Le département de l’Environnement travaille sur ce projet qui devrait être soumis à un prochain Conseil des ministres. «Il va interdire toute décharge spontanée et non contrôlée; il va obliger toutes les communes à se doter d’une décharge respectant l’environnement (…) Les responsables auront, bien entendu, un délai pour réhabiliter et rendre conforme le fonctionnement de la décharge», explique Mohamed Dinia, «Monsieur assainissement» à la direction des Collectivités locales.. Quand des bisbilles bloquent toutLe ministère de l’Intérieur, qui d’ailleurs vit en ce moment une grande ère d’ouverture à son environnement, se dit très impliqué dans ces projets. «Nous assistons toutes les communes qui veulent créer des décharges respectant l’environnement: Berkane, Oujda, Rabat, Kénitra, Casablanca… Toute décharge est soumise à une étude d’impact», poursuit le responsable. Le Maroc n’a pas tout de suite les moyens d’avoir des décharges totalement conformes du premier coup; c’est pour cette raison que le plan s’appliquera pas à pas, explique, très pédagogue, Dinia. Mais aussi parce que la mise en place d’une décharge moderne ne dépend au final que des élus et de leur volonté. A Agadir, la décharge est programmée depuis quelques années déjà… mais à cause de bisbilles entre élus, ex-élus et d’autres considérations, explique une source sous le couvert de l’anonymat, le projet n’a toujours pas abouti. A Casablanca, c’est une histoire de propriétaire. Le terrain de la fameuse (si fameuse qu’un jour peut-être quelqu’un aura l’idée de la classer comme patrimoine de Casablanca!) décharge sauvage de Médiouna est source de problèmes entre son propriétaire et la ville de Casablanca, affirme la même source. . Casa: L’AO pour bientôtToutefois, selon le ministère de l’Intérieur, l’étude d’impact commandée pour une nouvelle décharge touche à sa fin. «L’appel d’offres devra être lancé dans les jours qui viennent», avance Dinia. Il serait également prévu de regrouper le traitement des déchets de Mohammédia avec ceux de Casablanca.Le préfinancement de ce genre de projets, qui coûte cher, se fait par un investisseur privé qui se fait ensuite payer par tonne traitée. Ainsi, la décharge de Berkane qui est prête, coûte seulement 45 DH la tonne traitée, car une partie de l’investissement est faite par la commune.Celle d’Oujda, qui est en construction, coûtera près de 100 DH la tonne. Pour celle d’El Jadida, l’étude d’impact est en cours et suivra l’AO.Ces projets peuvent entrer dans le cadre du protocole de Kyoto dont l’entrée en vigueur est imminente: la ratification de la Russie à ce protocole, permet d’atteindre le seuil de déclenchement du protocole qui est d’avoir un ensemble de pays qui contribuent au moins à 55% de la pollution mondiale. Le marché du carbone permet de vendre la réduction de la pollution.Belles perspectives pour le citoyen, pour qui dans certaines villes, respirer de l’air frais est devenu tout simplement un luxe.


Rabat: 545.000 t/an à traiter

La décharge contrôlée d’Oum Azza de Rabat sera intercommunale. Sur une superficie de 120 ha, elle traitera quelque 545.000 t de déchets ménagers par an de Rabat, Salé et Témara. Le démarrage des travaux est prévu pour janvier 2005. Trois centres de transfert seront mis en place pour optimiser les coûts du transport, indique le ministère de l’Intérieur.L’ouverture des plis de l’appel d’offres est prévue pour le 15 décembre prochain. Le projet est estimé à 100 DH la tonne traitée (en y intégrant les amortissements des installations), soit près de 400 millions de DH sur dix ans. Les actuelles décharges sauvages d’Akreuch et l’Oulja arrivent à saturation, relève le directeur de l’Eau et de l’Assainissement à la direction des Collectivités locales, Mohamed Dinia. Celle d’Akreuch reçoit 250.000 t par an. Elle est «gérée» en concession depuis 1998 par la société Segedema. Celle de l’Oulja, directement «gérée» par la commune de Salé, reçoit près de 220.000 t de déchets. La décharge «sauvage» de Témara, située à Oued Ikkem, accueille près de 75.000 t, selon les estimations du ministère de l’Intérieur. Les décharges existantes seront fermées. La première tranche du projet est évaluée à 242 millions de DH.Mouna KADIRI

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