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Focus

Gestion déléguée
Marrakech revoit ses copies

Par L'Economiste | Edition N°:3507 Le 13/04/2011 | Partager
L’éclairage reste sous le giron de la ville
Renégocier la gestion du nettoiement

Les élus veulent revoir les horaires du stationnement payant. Marrakech est la seule ville au Maroc où le système payant est fonctionnel jusqu’à 23 h

A Marrakech, deux sociétés privées gèrent depuis 2007 les services de nettoiement. Pizzorno pour les quartiers de la Médina, Sidi Youssef et Nakhil. Tecmed pour la Ménara et le Guéliz. Si les prestations de la première sont «relativement satisfaisantes», la seconde est souvent critiquée par la population et même pénalisée par la ville. En 2010, Tecmed avait été mise en demeure pour ses services «défaillants», les points noirs négligés, les caissons sales… On lui reproche également un déficit d’encadrement. Les mêmes défaillances se posent de nouveau. Dans tous les cas, le contrat arrive à terme en 2014. Et pour les élus, il n’y aura plus de gestion déléguée. «On privilégiera désormais la gestion via une société d’exploitation mixte».
Le transport urbain est l’autre service public concédé au privé et qui marche le mieux. En 1999, l’espagnol Alsa s’est adjugé la concession d’exploitation du transport urbain pour prendre le relais de la défunte régie de la ville, et ce, pour une durée de 15 ans. Dès le départ, il a investi 100 millions de DH dans la constitution de sa flotte, la formation du personnel et la construction d’ateliers d’entretien. L’exploitant, malgré quelques problèmes, a donné satisfaction. Dès le départ, il a tenu à travailler en étroite collaboration avec la ville et ses arrondissements, n’hésitant pas à aller au-delà du cahier des charges en créant de nouvelles lignes. Il a été épinglé par la Cour des comptes à ce sujet.
En principe, son contrat arrive à terme en 2014, mais pourrait être prolongé pour 3 autres années selon les dispositions du cahier des charges. D’après les élus, il est fort possible aussi que cette concession soit reconduite à l’issue de cette durée.
Quant à l’éclairage public, le précédent conseil de la ville souhaitait le concéder à une société française, Citélum, filiale de Veolia. Le conseil actuel a envisagé de le confier à la Radeema. Les deux options sont écartées. Ce service continuera à être géré par la mairie. Ses équipes ont été renforcées et quelques investissements entrepris (réparations des nacelles, achat des ampoules…). Les équipes ne pourront être jugées qu’à la fin de l’année en cours. Elles ont, en effet, hérité de réseaux défaillants, de points lumineux entrepris par des lotisseurs privés, loin d’être aux normes. Plus tard, ce service pourrait être délégué à une société d’exploitation mixte.
Sur le chapitre du stationnement, la ville a préféré créer rapidement Avilmar (société d’exploitation mixte) pour la réorganisation de ce secteur dès 2009. La société a mis en place un système d’horodateurs. Dans certains quartiers, ce système a réussi son premier objectif. Celui de réorganiser le stationnement. Mais aux yeux des élus, ce n’est pas suffisant. La société doit régler les problèmes de l’ensemble de la ville. Les termes de cette association seront d’ailleurs revus pour donner un plus grand pouvoir de contrôle aux élus qui veulent aussi revoir les horaires du stationnement payant. Marrakech est une des rares villes où le système payant est fonctionnel jusqu’à 23h.

Badra BERRISSOULE

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