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Focus

Gestion déléguée
Essaouira n'arrive pas à bout de ses ordures

Par L'Economiste | Edition N°:3507 Le 13/04/2011 | Partager
Les bacs de ramassage de mauvaise qualité ou inexistants
Une urgence: renouveler la convention pour l’éclairage public

Essaouira a été l’une des premières villes marocaines à faire l’expérience d’une gestion déléguée! Si aujourd’hui les élus s’accordent à dire que ce système reste sans doute le plus efficace, ils admettent que, tel qu’il est, il comporte plusieurs failles… Rappelons que le conseil municipal a conclu trois contrats de gestion déléguée. Le premier avec GMF (Groupe Maroc France) pour la collecte des ordures et la gestion de la décharge contrôlée. Les deux autres avec l’Onep (Office national de l’eau potable) et l’ONE (Office national de l’électricité) respectivement pour l’assainissement et l’éclairage public.
En ce qui concerne la gestion de déchets, il s’agit de la deuxième convention signée avec le Groupe Maroc France. «GMF a, à chaque fois, été, et de loin, l’entreprise la plus compétitive. Elle demande environ 8 millions de DH par an pour la collecte des déchets et la gestion de la décharge contrôlée», indique un élu. Cependant, il faut signaler que les professionnels du tourisme et de nombreux citoyens se plaignent de la gestion des ordures. A tel point que de plus en plus d’associations de quartiers voient le jour pour lutter contre les dépotoirs sauvages. Pour cet élu, «la convention est dans l’ensemble correcte, mais le problème vient du manque de suivi». De plus, il précise qu’il existe deux failles. La première vient du fait que c’est la commune qui doit mettre des bacs de ramassage à la disposition de GMF. «Or, ces bacs ne sont jamais achetés. Sauf une fois et ils étaient de mauvaise qualité», explique-t-il. Conséquence, les dépotoirs sauvages prolifèrent dans la médina et dans certains quartiers de la ville. Autre faille de la convention, le nettoyage de la plage qui n’est pris en charge que durant la période estivale.
Pour les autres contrats de gestion conclus avec l’Onep et l’ONE, l’enjeu est de réussir à faire pression sur l’Etat: «Avec un privé, quand les choses n’avancent pas assez vite, il est facile de sanctionner. Tandis qu’avec l’Etat, nous n’avons aucun moyen de pression», souligne un élu.


Assainissement


Du côté de l’assainissement, la convention de gestion est en cours depuis cinq ans. «Il faut quand même se demander pourquoi durant tout ce temps le chantier pour l’assainissement de la médina n’a jamais été entamé», poursuit-il. Au niveau de l’éclairage public, il fait encore défaut dans l’ancienne médina et dans certains quartiers de la nouvelle ville.
Mais ici le plus urgent pour le conseil municipal est de signer une nouvelle convention. En effet, l’ancienne vient de prendre fin et «pour l’instant, on attend…», précise la même source.


Marie-Noëlle RASSON

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