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Gestion déléguée
Casablanca, 13 ans après le premier contrat

Par L'Economiste | Edition N°:3507 Le 13/04/2011 | Partager
Eau, électricité et assainissement, les premiers délégués
Un contrôle permanent par l’autorité délégante!

Une vraie anarchie règne dans le secteur du transport urbain. M’dina bus ne s’en sort pas très bien. Les conflits entre les employés de l’ancienne régie et les salariés délégataire n’en finissent jamais au détriment de la qualité du service (Les visages ont été modifiés)

En vraie métropole, Casablanca est la première ville du Royaume à avoir délégué la gestion d’un service public. Août 1997, la capitale économique signe un contrat avec la filiale du groupe français Suez Environnement, Lyonnaise des eaux de Casablanca, qui allait devenir Lydec, pour prendre en charge la distribution d'électricité, d'eau et le service d'assainissement liquide pour une durée de 30 ans. En adoptant ce système au détriment de la gestion communale en régie, l’autorité délégante attribue au secteur privé la charge des investissements et la gestion des services, mais se charge en contrepartie d’assurer le contrôle permanent des services délégués. Elle se doit ainsi d’assumer la responsabilité de fixer avec le délégataire l’ensemble des objectifs à atteindre. Ce qui est encore loin d’être le cas.
A Casablanca, les expériences en matière de gestion déléguée, en l’occurrence de l’eau, de l’électricité, de l’assainissement, de l’éclairage public, du transport urbain, des déchets et des abattoirs montrent, presque toutes, des défaillances sur le terrain.
Depuis plus de 13 ans, la distribution d’eau, d’électricité et le service d’assainissement liquide sont confiés à Lydec. A la demande des autorités, cette dernière gère également l’éclairage public. Elle l’a pris en charge à titre provisoire entre 2004 et 2008. Mai 2009, un avenant au contrat de gestion déléguée a été signé entre le délégataire et le conseil de la ville, faisant de l’éclairage public le 4e métier de Lydec sur tout le périmètre du Grand Casablanca, à l’exception des zones alimentées par l’Office national de l’électricité (ONE). Le contrat liant les deux parties (en matière d’eau, d’électricité et d’assainissement) a été révisé d’une manière officielle en octobre 2008. Les négociations ont été engagées depuis 2006 dans l’objectif de revoir les conditions techniques et économiques du contrat. Aujourd’hui, «une deuxième révision du contrat s’avère nécessaire», indique un responsable de la gestion déléguée au conseil de la ville. Et d’ajouter que «les discussions avec le délégataire seront engagées dans quelques jours seulement». «Il faudrait attendre la tenue de la session du conseil du mois de février 2011 (voir aussi L’Economiste du 01/04/2011) et saisir cette occasion pour demander aux chefs de file des différents partis de constituer une commission politique qui gèrera la révision du contrat», est-il souligné. Selon les responsables de la ville, «nombreux sont les projets d’investissement à la charge de Lydec qui ne sont encore pas réalisés, faute de terrains par exemple. Ce qui accuse du retard par rapport aux termes du contrat». Entre août 1997 et décembre 2010, Lydec a investi 9,9 milliards de DH dans l’eau, l’électricité et l’assainissement dont 5,4 milliards de DH sont financés par l'entreprise. A noter que 2% du chiffre d’affaires annuel réalisé par Lydec (5,6 milliards de DH en 2010) sont versés à la ville.
Côté transport, la ville de Casablanca peine à trouver la bonne solution. Gestion en régie, concession ou gestion déléguée. Le conseil de la ville a tout essayé. Parallèlement à une gestion en régie communale, ce service a été à la charge d’une quinzaine de concessionnaires privés. Octobre 2004, le conseil de la ville décide de conclure un contrat de gestion déléguée avec M’dina bus pour une durée de 15 ans. Aujourd’hui, cette dernière n’est pas le seul opérateur privé qui est sur le terrain. Quatre concessionnaires, en l’occurrence Lux Transport, Hana bus, Chennaoui bus et Rafahia bus, continuent à sillonner les artères de la métropole, bien que leurs contrats de concession aient pris fin en octobre 2009. Une vraie anarchie qui règne dans ce secteur pourtant vital. Le délégataire, pour sa part, ne s’en sort pas très bien. Les conflits entre les employés de l’ancienne régie et les salariés de M’dina bus n’en finissent jamais. Pour améliorer ses prestations, M’dina bus envisage de mettre en place un système de billetterie informatisée. Pour l’heure, les engagements des deux signataires n’ont pas été respectés. L’idée de mettre en place des couloirs de bus n’a pas pu être concrétisée non plus.


Déchets


Quant à la gestion de la collecte des déchets ménagers de la métropole, elle reste, sept ans après les premiers contrats, en timide progrès. Avec Tecmed (espagnol), Segedema (français) et Sita El Beida (français), les prestations coûtent très cher, mais le service rendu est loin d’être satisfaisant. En témoignent les artères de la ville qui ne sont pas régulièrement débarrassées de leurs ordures. Aujourd’hui, les contentieux ne cessent de se multiplier. Des mouvements de grève sont souvent observés par les employés de ces sociétés. La gestion déléguée a-t-elle réussi à faire de Casablanca une ville propre et saine? «Ce n’est pas encore suffisant. Les efforts doivent être multipliés», indique un responsable au conseil de la ville.


Bouchra SABIB

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