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Politique

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Maroc-Egypte… au-delà des affaires courantes

Par L'Economiste | Edition N°:2274 Le 12/05/2006 | Partager

. Les véritables enjeux de la 6e session de la Haute Commission mixte Alors que les travaux de la 6e session de la Haute Commission mixte maroco-égyptienne qui se sont tenus à Marrakech se terminent samedi, une analyse politique s’impose. Tout d’abord, premier indicateur de taille, la présidence de l’évènement a été assurée par le Souverain et le président Hosni Moubarak. Dans un contexte international difficile où la tension grimpe au Moyen-Orient sous le double effet de la poussée aux élections des fondamentalistes et du renforcement de l’autorité politique et morale de l’Iran dans la région, la présence des deux chefs d’Etat est donc un signal fort. Durant ces trois jours, plusieurs dossiers ont été débattus «officiellement» comme la lutte contre le terrorisme, la question palestinienne ou encore le renforcement de l’axe Rabat-Le Caire dans la perspective de relancer le processus de paix dans le conflit israélo-palestinien. Quelle place et quelle attitude le Maroc et l’Egypte doivent adopter? En première lecture, on peut dire que c’est le rapprochement et la complémentarité dans le positionnement de chacun qui ont été validés. Deuxième lecture, la confirmation (si besoin est) que c’est bien le Roi qui gère personnellement le «dossier», laissant à la diplomatie le champ «libre» sur les autres sujets cruciaux (Sahara par exemple). Troisième lecture, il semblerait que la récente visite du président français Jacques Chirac le 19 avril dernier en Egypte, à quelques jours seulement de l’attentat barbare qui a une nouvelle fois frappé ce pays (à Dahab faisant 23 morts), le 24 avril, n’est pas étrangère à ce rendez-vous marrackchi. En effet, la rencontre officielle entre les présidents Chirac et Moubarak a donné lieu à la signature de plusieurs accords (dont un lié à l’enseignement et la recherche), mais elle est surtout intervenue à un moment où l’Europe devait apporter un éclairage sur sa position quant au financement de l’Etat palestinien et donc du Hamas. «Avec la Banque mondiale, nous allons trouver un canal pour permettre à l’Autorité palestinienne d’assurer le fonctionnement du pays», avait déclaré Chirac en direct du Caire… à côté d’Hosni Moubarak. Nous ne reviendrons pas sur la relation de proximité que l’Egypte entretient avec les USA et Israël, ce qui expliquerait les actes terroristes à répétition (la station balnéaire de Dahomey a été frappée 3 fois en 18 mois!?), utilisés comme moyen de contestation par des opposants au régime de Moubarak. Il est clair que le chef d’Etat Hosni Moubarak jouit aujourd’hui d’une légitimité auprès des grands décideurs de ce monde. Son déplacement au Maroc a donc une signification bien plus importante que la gestion des «affaires courantes».Rachid HALLAOUY

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