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Génériques: C’est parti pour une nouvelle polémique!

Par L'Economiste | Edition N°:2426 Le 20/12/2006 | Partager

. L’Amip contre la baisse en chaîne des prix. Pas de consensus au sein du bureau. Le ministère: «Il faut protéger le consommateur»Une nouvelle polémique autour des génériques s’annonce. Après avoir fait couler beaucoup d’encre lors des négociations pour l’accord de libre-échange Maroc-Etats-Unis, voilà qu’un autre débat ressurgit. L’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique (AMIP) a diffusé une note interne annonçant qu’elle compte mener des discussions avec le ministère de la Santé pour la mise en place d’une «procédure allégée et pratique de fixation du prix de tout nouveau générique». En clair, il s’agit pour les membres de l’association de faire pression sur le ministère afin de supprimer la règle qui consiste à ce que chaque nouveau générique soit moins cher que son prédécesseur (en moyenne -5%). La règle en question s’inscrit dans l’esprit même du générique dans la mesure où elle est profitable au citoyen qui peut avoir accès au médicament moins cher en jouant sur la compétitivité entre producteurs. «Cette règle vise à casser le monopole des marques», soutient un militant associatif. Le médicament générique, qui est une copie conforme de l’original (princeps) est généralement moins cher de 40%. «Chaque nouveau générique fait moins d’effort sur les coûts de revient et sur les frais de mise en conformité; il est donc logique qu’il soit moins cher», estime une source proche du dossier. Une tendance logarithmique qui tend vers zéro et qui orienterait les génériqueurs vers d’autres pathologies moins couvertes. Abdelaziz Agoumi, directeur de la pharmacie et des médicaments au ministère de la Santé abonde dans le même sens»: Un énième générique n’apporte rien de nouveau sur le plan thérapeutique, son seul intérêt est son prix; l’augmenter est contre toute logique et contre le consommateur». En Egypte par exemple, un princeps ne peut être dupliqué plus de cinq fois. De toute façon, les remboursements pour l’AMO et le Ramed (régime d’assistance médicale pour les démunis, prévu pour début 2007) sont basés sur les références de prix de génériques. La faible compétitivité induite par cette mesure va à l’encontre de la politique sociale menée par le gouvernement. «Le médicament est une denrée très spéciale. Etant prescrit par un médecin et délivré par un pharmacien, il faut donc un intermédiaire afin de préserver le droit des consommateurs», lance Agoumi.Qu’est-ce qui a motivé l’Amip pour lancer une telle consultation? A l’heure où nous mettions sous presse, nous n’avions toujours pas reçu de réponse. Les membres de l’association ont jusqu’au 26 décembre pour valider ou non la proposition du président. De l’avis de nombre de personnes proches du dossier, le consensus est loin d’être acquis au sein du bureau. Le hic est que l’association compte aussi bien les génériqueurs que les multinationales. Ces dernières, bien qu’ayant constitué leur propre groupement (Maroc innovation santé), gardent encore un pied dans l’Amip. Et elles ont tout intérêt à ce que les génériques ne soient pas plus bon marché.«Il ne faut pas tirer sur les génériques», prévient Agoumi. Autant dire que c’est parti pour une nouvelle querelle qui ne tardera pas à interpeller les ONG. Amine BOUSHABA

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