×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

General Tire Maroc cédée à 150 millions de DH

Par L'Economiste | Edition N°:2421 Le 13/12/2006 | Partager

. C’est la famille Aït Mzal qui en devient le nouvel acquéreur . Leur société Deveco-Souss reprendrait plus de 200 salariés. Les 500 autres attendent les jugements d’indemnisation LES 700 ouvriers de General Tire Maroc (GTM) peuvent souffler. Après avoir passé 6 ans à traîner dans les méandres du système judiciaire, cette affaire connaît enfin un dénouement. Le tribunal de Commerce a cédé judiciairement, lundi 11 décembre dans l’après-midi, cette entreprise à la société Deveco-Souss appartenant à la famille Aït Mzal (très connue dans le transport routier). Comme annoncé précédemment dans nos colonnes (cf.nos éditions des 8 et 9 novembre 2006:www.leconomiste.com), le prix de cette cession a été fixé à 150 millions de DH dont 20 millions pour indemniser les salariés qui ne souhaitent pas travailler pour Deveco-Souss. Le prix de la cession représente un peu plus que la moitié de la valeur de l’entreprise telle que fixée par une équipe d’experts (300 millions de DH). La famille Aït Mzal doit en principe récupérer 226 salariés avec les mêmes conditions de leur ancien emploi. Les autres employés seront indemnisés en fonction des jugements exprimés en leur faveur. Le tribunal commencera par indemniser les salariés qui bénéficient d’un super privilège dans le rang des créanciers de GTM. «Les indemnisations devraient tomber rapidement, vu que le plus difficile de la procédure, c’est-à-dire la vente judiciaire, a été réalisé», confie une source au tribunal de Commerce. En accordant la vente à la famille Aït Mzal, le tribunal écarte ainsi les offres de deux sérieux concurrents, à savoir Ynna Holding (groupe Chaâbi) et un investisseur saoudien, Kariat Almadain. Ce dernier comptait raser l’usine pour édifier à sa place des projets immobiliers et touristiques. Une proposition qui ne correspond pas à l’article 604 du code de commerce qui stipule que les repreneurs doivent reconduire l’activité de la société et de réintégrer ses salariés dans son projet industriel. L’offre du groupe Aït Mzal paraissait la plus accomplie des trois. Le groupe a présenté un plan d’investissement d’un milliard de DH pour mettre en place une unité de fabrication de carrosserie. A signaler enfin que la vente du patrimoine de GTM ne veut pas dire pour autant que l’affaire est close. Un autre procès concernant cette entreprise est toujours en cours. Il s’agit cette fois-ci, d’une action intentée par le syndic contre Continental.


Faillite programmée

C’EST en 2000 que les problèmes de General Tire Maroc (GTM), filiale du géant allemand du pneumatique Continental, ont commencé. Créée en 1958, cette société a été (du temps où elle appartenait encore aux Américains) le premier et le plus grand producteur de pneus en Afrique du Nord. Mais le passage du flambeau de l’américain General Tire à l’allemand Continental a été de très mauvais augure. En effet, le management de GTM avait multiplié les avantages dits «sociaux», pour son encadrement comme pour le personnel, ce qui a lourdement pesé sur les frais généraux et donc la rentabilité de l’entreprise. Conjuguée à la déferlante de la contrebande (notamment du Sud et de l’Algérie) et à un climat social miné par la multiplication des grèves, la mauvaise gestion de GTM a conduit l’entreprise à une faillite presque programmée.Naoufal BELGHAZI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc