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Galvanisation: Le secteur impacté par la flambée des matières premières

Par L'Economiste | Edition N°:2740 Le 24/03/2008 | Partager

. Pour contenir les coûts, les entreprises réduisent leur consommation en zinc . Quatre sociétés se partagent le marchéS’il y a un secteur dont on parle peu, c’est bien celui de la galvanisation. Pourtant il contribue aux gros projets d’infrastructure, notamment avec l’ONE, l’ONCF, autoroutes du Maroc… De la charpente métallique, au mobilier en passant par les pylônes électriques, la galvanisation à chaud est présente partout. Ce procédé, qui consiste à plonger des pièces d’acier dans un bain de zinc à 450° C, a pour but de le protéger contre la corrosion et l’abrasion. La première unité de galvanisation au Maroc remonte à 1951. Aujourd’hui, elles sont quatre à se partager ce marché: Galvacier, Somagal, Galvafer et Maferi, toutes implantées sur l’axe Casa-Kénitra. Sans compter deux unités intégrées (Galvafil et Industube) qui font de la galvanisation pour leur propre production.Les unités de galvanisation traitent une grande variété de pièces. Elles peuvent aller du simple boulon à des ensembles métalliques de 15 à 20 mètres. Ces unités emploient près de 300 personnes et réalisent un chiffre d’affaires d’environ 250 millions de DH, avec une production qui a dépassé les 78.000 tonnes en 2007. «Le secteur peut faire mieux, la demande de galvanisation reste timide par rapport à la potentialité du marché», indique Abderahmane Bellali, secrétaire général de l’Association marocaine de galvanisation (AMGA) et directeur de la Société d’étude d’engineering et de représentation (SOPRI). Durant des années, les capacités du secteur étaient sous-exploitées. Ceci est dû à une surcapacités par rapport aux besoins du marché. Ce qui a généré des prix bas par rapport au marché mondial et donc une faible rentabilité. Le comportement des clients du secteur dépend principalement des prix, ce qui rend l’intensité concurrentielle plus forte entre les acteurs du marché.Les pylônes représentent l’essentiel des volumes traités. Or les quantités liées à ce produit sont en train de diminuer sévèrement à cause de la fin des programmes d’électrification rurale de l’ONE. Les volumes des autres segments n’augmentent que très faiblement. A ce rythme, «il faudra attendre 5 à 10 années avant de voir les capacités actuelles utilisées convenablement entre 70 et 80%», estime Abderazak Serghat, trésorier de l’AMGA et DG de Galvacier. Le Marché reste toutefois porteur. Les volumes d’acier utilisés sur le marché sont importants (plus de 750.000 tonnes) et la consommation d’acier galvanisé augmente annuellement d’environ 5 à 10%, ce qui confirme que le secteur est en croissance continue. Le marché gagne de plus en plus en maturité et devrait atteindre un volume de 100.000 tonnes à l’horizon de 2010, estiment les industriels. Le secteur souffre toutefois de quelques contraintes qui peuvent ralentir son développement. Les unités de galvanisation exigent des investissements récurrents et importants liés au renouvellement des installations et à l’achat du zinc, une matière première nécessaire dans l’industrie de la galvanisation. Or, la flambée des cours du zinc (+230% entre 2006 et 2007) constitue une sérieuse contrainte pour le secteur. Pour parer à cela deux entreprises, Galvacier et Somagal, optent pour le procédé Technigalva qui consiste à ajouter environ 0,05% de nickel dans les bains de zinc. L’addition du nickel a pour effet une diminution de la consommation de zinc de 10 à 15%, ce qui permet de réduire les coûts. Mais, cela n’exclut pas la concurrence des produits de substitution (peintures et autres revêtements métalliques) qui coûtent moins cher que la galvanisation. Cette concurrence n’inquiète pas pour autant les galvanisateurs sur l’avenir de leur activité. Ils misent sur la capacité concurrentielle de la galvanisation. «Contrairement à la peinture et aux autres revêtements métalliques, la galvanisation s’allie parfaitement à l’acier. Elle le protége et constitue une excellente résistance aux chocs et à l’abrasion pour une période qui peut aller jusqu’à 50 ans», explique Bellali. Mais c’est le coût relativement élevé de ce procédé qui peut constituer une menace pour le secteur. La législation relative à l’environnement constitue une autre contrainte pour les unités de galvanisation. Hormis le leader du secteur, l’ensemble des entreprises n’est pas tout à fait en règle avec la législation relative à l’environnement. L’adoption d’un comportement plus respectueux de l’environnement peut s’avérer une opportunité pour le secteur. En effet, c’est le meilleur moyen pour réduire les coûts par la mise en place de système d’économie d’eau, d’énergie et des matières premières. Ce type d’investissement est lourd, mais les contraintes réglementaires vont pousser l’ensemble des entreprises du secteur à se mettre à niveau. Pour faire face à ces contraintes, les professionnels du secteur ont constitué en 2005 leur association, l’AMGA. Son rôle: promouvoir l’activité de galvanisation auprès du grand public et des industriels concernés.


Les normes de la galvanisation

Le procédé est régi par trois normes françaises. «EN ISO 1461» est la norme qui spécifie les propriétés générales et les méthodes d’essais relatives aux revêtements appliqués par galvanisation. La norme «EN ISO 14713» précise les précautions nécessaires pour satisfaire à une bonne qualité de galvanisation. Elle précise comment concevoir les pièces avant galvanisation et les techniques connexes après galvanisation. Enfin, la norme «A 35-503» définit 3 classes d’aciers aptes à la galvanisation suivant leur teneur en silicium et phosphore. L’AMGA affirme que l’ensemble des entreprises du secteur est en conformité avec ces 3 normes.Saâd Souleymane BOUHMADI

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