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G8/annulation de dette: Avancée indiscutable mais limitée

Par L'Economiste | Edition N°:2316 Le 11/07/2006 | Partager

. Les ONG dénoncent des tentatives «indignes» de réduire discrètement le montant de la factureLa décision du G8, voilà un an, d’annuler une grande partie de la dette de 18 pays pauvres représente une avancée indiscutable mais très limitée, et impropre aux yeux des ONG à corriger les travers des politiques de développement des pays riches. Les sept pays les plus industrialisés (Grande-Bretagne, Allemagne, Etats-Unis, France, Canada, Italie, Japon, plus la Russie) avaient suscité l’an dernier de fortes attentes dans les pays en développement avec le «Plan Marshall pour l’Afrique» mis sur la table par la présidence britannique. Douze mois plus tard, alors que la Russie va présider du 15 au 17 juillet le sommet du G8 à Saint-Pétersbourg, la promesse-phare de ce plan a été tenue: le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement ont annulé 40 milliards de dollars de dette multilatérale, reconnaissent les ONG, qui signalent malgré tout des tentatives «indignes» de réduire discrètement le montant de la facture. «Il est abusif de qualifier d’historique l’accord du G8», juge la coordination d’ONG françaises Plate-forme Dette et développement, dans un récent rapport remis au président français Jacques Chirac, en soulignant la modestie relative de cette aide. Pour elle, il s’agit plutôt d’»un pas dans la bonne direction (qui) n’offre pas de solutions à la hauteur du problème de la dette et de l’enjeu du financement des Objectifs du Millénaire» de réduction de la pauvreté. Le chanteur Bob Geldof, porte-drapeau l’an dernier avec son homologue Bono de la campagne Live8 qui avait réuni 225.000 personnes à Edimbourg (Royaume-Uni) contre la pauvreté, a émis fin juin un message similaire. Son groupe de lobbying, Data (Debt, Aids, Trade, Africa), qui s’est fixé pour objectif de suivre chaque année les progrès de ces promesses, a constaté que l’argent de la dette avait pu être consacré à la santé et l’éducation dans des pays comme la Zambie, la Tanzanie ou le Mozambique. Mais le reste est plus problématique, a reconnu Geldof, qui juge «moyen» le respect des engagements du G8 à accroître l’aide au développement de 50 milliards de dollars par an d’ici 2010, et «mauvais» ceux qui touchent aux subventions agricoles des pays riches dans le cadre du cycle commercial de Doha. Ces négociations viennent d’ailleurs d’essuyer un nouvel échec. L’organisation humanitaire britannique Oxfam a récemment qualifié d’«artifice comptable» la hausse annoncée de l’aide internationale (+37% en 2005 par rapport à 2004 pour le G8).


Mesures de sécurité sans précédent

Le compte à rebours du sommet du G8 prévu dans l’ancienne capitale impériale russe entre les 15 et 17 juillet étant bien lancé, les autorités de Saint-Pétersbourg (nord-ouest) ont pris des mesures de sécurité sans précédent. Depuis le 6 juillet et jusqu’à la fin du sommet, l’avenue menant à Strelna, à 15 km au sud-ouest de la ville, où se tiendront les rencontres des chefs d’Etat, est bloquée par la police et seules les voitures munies d’un laissez-passer peuvent y circuler. L’administration de Strelna a commencé à délivrer des laissez-passer spéciaux aux habitants de cette petite commune de banlieue (900 personnes environ) qui ne peuvent plus rentrer chez eux que munis de ces documents. Plusieurs centaines de policiers sont venus en renfort d’autres régions de Russie, selon la police locale qui a refusé de chiffrer ces renforts. Pendant la rencontre, l’aéroport Poulkovo de Saint-Pétersbourg sera fermé à tous les vols commerciaux. Le bassin fluvial et maritime de la deuxième ville de Russie sera également fermé à la navigation. La circulation automobile dans le centre historique de l’ancienne capitale impériale russe sera également réduite et les habitants priés d’utiliser les transports en commun. Synthèse L’Economiste

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