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Economie Internationale

G7: "La croissance mondiale n'est pas une lampe électrique " a déclaré M Brady

Par L'Economiste | Edition N°:28 Le 07/05/1992 | Partager

Le Comité intérimaire du Conseil des gouverneurs du Fonds monétaire international (FMI), qui a tenu sa trente-huitième révision à Washington, les 27 et 28 Avril 1992, sans la présidence de M. Carlos Solchaga, Ministre Espagnol de l'Economie et des Finances, a accueilli avec satisfaction les programmes d'ajustement et de réforme qu'appliquent de plus en plus les pays en développement, ainsi que les signes d'une amélioration des résultats économiques qui en découlent pour ces pays en 1991-92.

Il importe, alors, de maintenir la dynamique des efforts ainsi déployés pour soutenir la croissance et relever les niveaux de vie, avec le soutien financier de la communauté internationale, y compris en faveur des pays à faible revenu dans le cadre de la facilité d'ajustement stru-cturel renforcée du FMI.
L'amélioration de la situation de la dette des pays en développement a également été soulignée par le comité. Celui-ci a en effet évoqué l'importance de l'allégement de la dette que les créanciers du Club de Paris mettent en oeuvre au profit des pays à faible revenu, l'avancement des négociations de plusieurs accords de restructuration de la dette envers les banques et le rétablissement progressif des entrées spontanées de capitaux privés dans un certain nombre de pays en développement.

Examinant le cas de pays de l'Est, le Comité n'a pas manqué de faire l'éloge des efforts de réforme, notamment les premières initiatives qu'ont prises les Etats de l'ex-Union Soviétique en vue d'édifier des systèmes économiques axés sur le marché. Des signes de progrès commencent à apparaître mais doivent surtout se poursuivre en matière de politiques financière et structurelle pour asseoir de manière sûre la libération des prix, de réduction des dépenses militaires et de privatisation des grandes entreprises publiques, ou tout au moins leur assujet-tissement aux lois du marché.

Quant aux pays industrialisés, leur croissance globale devrait normalement être faible cette année parce que la récession s'est révélée être plus tenace que prévu dans plusieurs pays et que la croissance a ralenti dans d'autres.
Il apparait maintenant qu'un redressement s'amorce tandis que l'inflation reste modérée et que les taux d'intérêt sont plus faibles. Il importe donc de mener une politique économique qui soutienne la reprise, en poursuivant fermement et de façon concertée, de manière à renforcer la confiance du secteur privé, les objectifs de la stratégie à moyen terme visant à obtenir une croissance économique soutenue et la stabilité des prix.

Pour parvenir de façon certaine à la reprise et à une croissance durable, il faut adopter des politiques monétaires et budgétaires appropriées, prendre des mesures propres à corriger les distor-sions d'ordre structurel et à accroître la productivité de l'investissement et redoubler d'efforts pour éliminer les dépenses improductives et réduire les déficits du secteur public, ce qui faciliterait une diminution durable des taux d'intérêts réels à long terme.

Après avoir exposé aux membres du comité intérimaire ses préoccupations relatives à la léthargie de la croissance économique des principaux pays industriels, le Ministre des Finances des Etats-Unis, M. Nicholas Brady, a déclaré que "le moment est venu de prendre des mesures concertées destinées à promouvoir la reprise et à en stimuler la rigueur". "La croissance mondiale n'est pas comme une lampe électrique que vous pouvez allumer et éteindre à votre guise. Il faut l'entretenir soigneusement, sous peine d'en voir la flamme s'éteindre", a-t-il ajouté. Ainsi, tous les grands pays industrialisés doivent contribuer au programme de relance de l'économie mondiale. Les grandes lignes d'une stratégie commune prévoient, entre autres, des mesures d'austérité financière en Allemagne, de stimulation financière au Japon et d'atténuation du déficit budgétaire aux Etats-Unis."L'évènement qui à lui seul contribuera le plus à stimuler la croissance, c'est l'aboutissement rapide et satisfaisant des négociations de l'Uruguay", a affirmé M. Norman Lamont, Ministre des Finances du Royaume-Uni.

En définitive, le Comité, préoccupé de ce que l'augmentation des quotes-parts au titre de la neuvième révision générale n'ait pas encore pris effet, demande à tous les pays membres d'accomplir d'urgence les formalités nécessaires, et engage le Conseil d'Administration à l'étude des questions de liquidité internationale et le rôle du DTS, indique-t-ton de source américaine.

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