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Fusion DaimlerChrysler: Le bout du tunnel

Par L'Economiste | Edition N°:1659 Le 10/12/2003 | Partager

. Kerkorian réclame 1,2 milliard de dollars de édommagements Le PDG de DaimlerChrysler, Juergen Schrempp, a essayé de démontrer qu’il n’a pas tenté de tromper les actionnaires sur la nature du rapprochement entre Daimler et Chrysler en 1998.Si Schrempp se retrouve aujourd’hui dans le box des accusés, c’est pour avoir publiquement déclaré que le rapprochement entre Daimler-Benz et Chrysler était une «prise de contrôle de fait» du groupe américain par les Allemands, et que c’était loin d’être une «fusion entre égaux».Fin 2000, dans une interview accordée au Financial Times, le patron de DaimlerChrysler avouait qu’il avait toujours compté faire de Chrysler une simple filiale. La formule «fusion entre égaux était de la diplomatie», expliquait-il. «Si nous avions dit que Chrysler deviendrait une filiale, ses dirigeants auraient refusé».De ce fait, Kirk Kerkorian, l’un des principaux actionnaires de Chrysler, s’est estimé trompé et a décidé de traîner DaimlerChrysler en justice. «Cela avait tout l’air d’une tromperie», a-t-il dit.Schrempp devra se montrer convaincant parce que Kerkorian a réclamé 1,2 milliard de dollars de dédommagements et les dommages punitifs (amendes civiles) pourraient être beaucoup plus élevés.Aussi, le patron de DaimlerChrysler s’est-il préparé à toute éventualité en répétant différents scénarios avec ses conseillers et en passant en revue la liste des questions que pourrait lui poser l’avocat de Kerkorian, raconte le quotidien économique allemand Handelsblatt.La semaine dernière, Kerkorian a précédé Schrempp devant le juge et longuement répondu aux questions de son avocat et de celui de DaimlerChrysler. Il estime avoir perdu une fortune parce que Daimler a fait passer pour une fusion entre égaux ce qui était en fait un rachat pur et simple. «Si j’avais su que Daimler achetait Chrysler, j’aurais exigé une prime beaucoup plus importante par rapport à la valeur de l’action que celle offerte sous forme d’actions du nouveau groupe». L’enjeu financier était d’importance. Au moment de la prise de contrôle du troisième constructeur automobile américain, Kerkorian en détenait 14% à travers sa firme d’investissement Tracinda. Il estime qu’il aurait touché 3 milliards de dollars de plus.A cause de son franc-parler, Schrempp a déjà coûté 300 millions de dollars déboursés par son groupe pour régler à l’amiable une plainte similaire en nom collectif d’actionnaires américains. Kerkorian pour sa part a refusé toute conciliation. Le procès doit durer plusieurs semaines et le juge Joseph Farnan ne devrait pas prendre sa décision avant début 2004. Synthèse L’Economiste

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