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Société

Fuites des épreuves du bac
Un véritable réseau

Par L'Economiste | Edition N°:2301 Le 20/06/2006 | Partager

. 14 personnes arrêtées à Meknès pour «divulgation» des sujets. 8 élèves dont 5 filles sont également mis en examen«Corruption et tricherie aux examens du baccalauréat». Telles sont les infractions auxquelles doivent répondre les mis en examen dans l’affaire de fuite de certaines épreuves de la deuxième année du bac, session de juin à Meknès. Le 17 juin, les agents de la septième brigade d’investigations relevant de la PJ de Meknès ont déféré, devant le parquet général près le tribunal de première instance de la même ville, 14 personnes impliquées dans les fuites qui ont eu lieu dans le lycée Al-Imam Al-Ghazali.Aussitôt alerté, le parquet général ordonne une enquête à l’encontre des personnes concernées pour «crimes de corruption et de tricherie aux examens par le biais de soumission à autrui de l’épreuve de l’examen et de son sujet avant son déroulement». Le juge d’instruction a, pour sa part, mis en détention préventive tous les mis en cause. Il s’agit de deux fonctionnaires à l’Académie régionale de l’éducation et de la formation à Meknès, huit élèves dont cinq filles et de quatre personnes de différentes professions, dont un instituteur du secteur privé. «La fuite a eu lieu à l’Académie grâce notamment à deux employés. Ces derniers ont photocopié les épreuves de certaines matières pour les commercialiser», confie une source au TPI de Meknès. Plusieurs matières sont concernées telles que la philosophie, les mathématiques ou encore les sciences naturelles. Initialement fixé autour de 2.000 DH, le prix des épreuves divulguées est largement revu à la baisse lorsque certains étudiants copient les sujets et les revendent à leur tour. «Une fois sur le marché, le prix des épreuves a dégringolé. Les commanditaires se contentaient d’avances dérisoires qui avoisinaient les 100 DH», souligne la même source. Si elles sont accusées, ces personnes risquent d’écoper de 1 à 5 ans de prison et le paiement d’une amende allant de 2.000 à 50.000 DH (article 248, 251 et 129 du code pénal). Par ailleurs, l’Académie régionale de Meknès-Taffilalt a décidé de poursuivre, lundi 19 et mardi 20 juin, les examens du baccalauréat pour près de 1.000 élèves dans les centres pédagogiques «Lalla Amina» et «Al Khawarizmi». Rappelons que les épreuves avaient été interrompues dans les lycées précités après que le scandale ait éclaté. Naoufal BELGHAZI

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