×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

International

Frontière terrestre maroco-algérienne
La main tendue de Rabat

Par L'Economiste | Edition N°:2740 Le 24/03/2008 | Partager

. La réouverture, voie pour l’édification du Maghreb. Aucune réaction d’AlgerL’appel du Maroc à «une normalisation des rapports avec l’Algérie et à une ouverture de la frontière entre les deux pays», est resté, jusqu’à l’heure où nous mettions sous presse, sans réponse. Pourtant, Rabat a, en toute sincérité, tendu la main à Alger et attend l’occasion propice pour approfondir et normaliser ses relations avec l’Algérie à travers, notamment, l’ouverture de la frontière terrestre entre les deux pays, fermée depuis 1994. Les hautes autorités algériennes avaient évoqué ces dernières semaines, la question de la frontière avec le Maroc affirmant, à ce sujet, qu’elle «ne pourrait être rouverte pour l’instant en raison d’obstacles qui seraient liés aux conditions ayant conduit à sa fermeture». Réagissant à ces déclarations, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Taïeb Fassi Fihri, a rappelé que «la fermeture de la frontière a été décidée par l’Algérie de manière unilatérale en 1994 dans un contexte international, régional et bilatéral aujourd’hui largement dépassé». Un fait singulier et exceptionnel dans le monde, contraire aux aspirations des peuples du Maghreb, des attentes de ses partenaires et des exigences régionales de paix et de développement. Selon le ministre, «il existe diverses possibilités et opportunités qui n’ont pas encore été exploitées jusqu’ici, que ce soit sur le plan bilatéral ou maghrébin». Par conséquent, a-t-il indiqué, «nous avons maintenant plus que jamais besoin de coordination, d’intégration économique, d’ouverture des frontières et de consultations politiques face aux dangers, qu’ils soient d’ordre sécuritaire ou autres qui menacent la région». Le Maroc avait pris en 2004 et 2005 de nombreuses initiatives orientées vers l’avenir visant à favoriser la normalisation des relations bilatérales et la relance effective de la construction maghrébine. Rabat avait décidé, en particulier, la levée de la procédure des visas à l’endroit des ressortissants algériens dix années après son instauration. . Coordination et dialogueCertes, il y a eu réciprocité de la part des autorités algériennes, mais la frontière est restée, quant à elle, fermée.Le Maroc, qui réitère ainsi sa volonté d’ouvrir une page nouvelle dans les relations entre les deux voisins «au passé commun et au destin partagé», estime que «la coordination, le dialogue et les consultations entre les deux pays sont nécessaires à la sauvegarde de la sécurité et de la stabilité de la région afin de la mettre à l’abri des risques de tensions et de terrorisme». Ainsi «pourrait-on répondre aux aspirations manifestes des deux peuples si proches à divers titres, satisfaire les souhaits des populations frontalières et en particulier les familles concernées, et enfin canaliser les flux des marchandises qui font aujourd’hui l’objet de mouvements illicites et de trafics notoires», a ajouté le ministre. Il est tout aussi clair que l’espoir de l’édification du Grand Maghreb arabe ne peut se faire en l’absence d’une «vision commune» des deux principales puissances de la région (Maroc et Algérie). Une vision qui permettrait d’agencer les équilibres de façon à favoriser l’émergence d’une solidarité, non seulement maghrébine, mais également arabe, aussi globale que saine et pouvant servir de base solide pour les relations entre les Etats de cette région. Dans le même cadre, Fassi Fihri a souligné que «l’édification du Maghreb est un impératif stratégique, politique, économique et social». Il a aussi formulé l’espoir que les deux pays parviennent à «aplanir certains obstacles dont la question du Sahara, et qu’ils aient la même approche et la même perspective afin de pouvoir édifier l’avenir commun». J.E. HERRADI

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc