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France:Vives réactions après l’interdiction de la burqa

Par L'Economiste | Edition N°:3363 Le 16/09/2010 | Partager

. Elle sera effective au printemps 2011. Une mesure similaire en cours d’adoption en BelgiqueLE Parlement français a définitivement voté, mardi 14 septembre, l’interdiction du port du voile islamique intégral dans l’espace public. Une mesure qui sera effective au printemps 2011 après six mois de «pédagogie» si la loi est bien validée d’ici là par le Conseil constitutionnel. La France, où le voile intégral est porté par quelque 1.900 femmes selon les estimations officielles, est ainsi le premier pays européen à procéder à cette interdiction généralisée. Une mesure similaire est en cours d’adoption en Belgique. Le Sénat, qui a adopté le texte par 246 voix contre une, n’a pas apporté de modification à la version votée à l’Assemblée nationale il y a deux mois, ce qui vaut feu vert du Parlement. Selon des juristes, la France pourrait en outre s’exposer à une condamnation par la Cour européenne des droits de l’homme pour qui chacun peut mener sa vie selon ses convictions dès lors que cela ne porte pas atteinte à autrui. Le Conseil d’Etat, plus haute juridiction administrative, avait aussi émis des réserves sur une interdiction généralisée du voile intégral, recommandant de la limiter à certains lieux publics.A noter que le texte ne vise pas expressément le voile intégral mais «la dissimulation du visage dans l’espace public». Ce qui comprend les rues mais aussi «les lieux ouverts au public» (commerces, transports, parcs, cafés...) ou «affectés à un service public» (mairies, écoles, hôpitaux...). Le texte interdira de fait le port du niqab (qui ne laisse voir que les yeux) ou de la burqa (qui masque l’ensemble du corps), sous peine d’une amende de 150 euros et/ou d’un stage de citoyenneté.Toute personne obligeant une femme à se voiler sera passible d’un an de prison et de 30.000 euros d’amende, selon un nouveau délit effectif sitôt la loi promulguée.La presse populaire dans les pays musulmans servira de caisse de résonance à l’indignation dans des pays qui se définissent comme islamiques. Au Pakistan par exemple, la loi sur la burqa a un impact significatif. «Si l’on touche à un cheveu d’un musulman en Europe, il y a réaction immédiate au Pakistan», note un expert de ce pays, qui évoque aussi le rôle, souvent sous-estimé en Occident, de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) qui a son siège en Arabie saoudite. L’Iran pourrait notamment exploiter le sujet pour des raisons de politique intérieure, selon un analyste. Cette décision pourrait favoriser le terrorisme car elle «provoque la colère des musulmans», a estimé un parti islamique malaisien. Le principal parti d’opposition en Jordanie, le Front de l’action islamique (FAI), a qualifié cette décision d’»affront à la dignité humaine». Pour sa part, la principale organisation religieuse d’Indonésie, le pays musulman le plus peuplé, a regretté aussi cette interdiction.Synthèse L’Economiste

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