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Economie Internationale

France: Les premières mesures de Balladur

Par L'Economiste | Edition N°:74 Le 08/04/1993 | Partager

Le nouveau premier ministre français, Edouard Balladur, doit présenter aujourd'hui, jeudi 8 avril, son programme à l'Assemblée Nationale. Quarante-huit heures après sa nomination, son gouvernement était déjà au travail. Objectif: un collectif budgétaire prévoyant 20 milliards de Francs d'économies, des mesures urgentes pour l'emploi et la réduction du train de vie de l'Etat.

A sa première réunion de travail ministérielle, mercredi 31 avril à Matignon, le premier ministre a défini ses priorités. Les instructions formulées par M. Balladur sont sous-tendues par un esprit de solidarité, de clarté et de rassemblement. "Nous avons été élus pour appliquer notre projet et pas un autre", a-t-il déclaré. Et d'ajouter "la moitié des Français n'ont pas voté pour nous au premier tour. Nous devons être le gouvernement de tous les Français".

Le premier souci du premier ministre est de dégonfler le déficit budgétaire. Le nouveau ministre du Budget, M. Nicolas Sarkozy, va devoir mettre en chantier, et "sans délai", selon l'expression de M. Balladur, un plan de 20 milliards d'économies. Ce collectif budgétaire vise à financer des mesures de relance. Pour l'heure, le nouveau gouvernement reste muet sur les modalités des coupes budgétaires qu'il prévoit. La presse française juge particulièrement ardu cet exercice. Elle estime difficile d'aller au-delà de ce qui a déjà été réalisé par le gouvernement Bérégovoy. En vue de renflouer la caisse nationale d'assurance vieillesse, l'ancien gouvernement avait gelé 15 milliards et réduit de 5 autres les dépenses.

Pour réaliser 20 milliards d'économies, toutes les Administrations risquent d'être mises à contribution. Les salaires des fonctionnaires (plus de 500 milliards), la charge de la dette (180 milliards) et d'autres dépenses incompressibles (enseignement, emploi...), soit environ 900 milliards sur une dépense totale de 1.367 milliards prévue pour le budget général 1993, semblent intouchables.

M. Balladur a par ailleurs demandé à Simone Veil, ministre des Affaires Sociales et de la Santé, des mesures sociales urgentes pour l'emploi. Mme Veil, faisant part de son inquiétude sur l'importance de la tâche qui lui incombe, dira publiquement: "j'espère que je ne me suis pas trompée". Elle prévoit de se saisir en premier lieu du dossier concernant le financement de la protection sociale. A cet effet, elle doit d'abord prendre "une photographie" des régimes sociaux pour prendre sans délai les premières décisions qu'impose une situation extrêmement préoccupante", a souligné le porte-parole du gouvernement.

Enfin, les ministres devront à leur tour se serrer la ceinture. Pour donner l'exemple, M. Balladur a décidé de réduire de 20% les dépenses de réception de Matignon. Par ailleurs, il a demandé à chaque cabinet ministériel de diminuer de 10% ses crédits. Les ministres se verront, entre autres, obligés de rouler dans les voitures de leurs prédécesseurs.

Parallèlement, 30% d'économies devront être faites sur les crédits octroyés au Glam (Groupe de liaison aérien ministériel). D'ailleurs, la vente d'une partie de la flotte du Glam est déjà mise à l'étude.

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