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    France: La récession de retour en 2009

    Par L'Economiste | Edition N°:2925 Le 22/12/2008 | Partager

    . L’Insee prévoit un effondrement de 0,8% au dernier trimestre. Nouveau recul de 0,4% au 1er trimestre 2009LES prévisions de l’Insee publiées la semaine dernière annoncent que la France basculera dans la récession en 2009. Ceci pour la première fois depuis 1993. Une image sombre qui s’ajoute à une économie en chute libre et une remontée en flèche du taux de chômage. Après une maigre progression du produit intérieur brut (PIB) de 0,1% au 3e trimestre 2008, l’Institut national de la statistique prévoit un effondrement de 0,8% au dernier trimestre, suivi d’un nouveau recul de 0,4% au premier trimestre 2009. Selon l’Insee, les premiers effets d’un plan de relance de 26 milliards d’euros annoncé début décembre par le président Nicolas Sarkozy se feraient sentir au deuxième trimestre, mais le PIB céderait encore 0,1%, ce qui ferait trois trimestres consécutifs de baisse à la fin juin. Une récession se caractérise généralement par deux trimestres consécutifs de contraction de l’économie. Car si la croissance reste positive cette année (+0,8% contre 2,1% en 2007), l’année 2009 risque fort de se solder par une nette baisse du PIB. Selon l’Insee, la contraction de l’activité devrait déjà atteindre 1,1% à la fin juin. Autrement dit, pour simplement espérer arriver à une croissance de zéro sur l’ensemble de l’année, «il faudrait que la France enregistre une croissance de 1,4% pour chacun des deux derniers trimestres de l’année», explique le chef du département de la conjoncture de l’Insee, Eric Dubois. Ce qui paraît hautement improbable, même si l’institut met en garde contre «la grande incertitude» qui pèse sur ces prévisions. De son côté, le gouvernement table toujours sur une croissance comprise entre 0,2 et 0,5% en 2009, estimant que le plan de relance, en insufflant entre 0,6 et 1 point de croissance supplémentaire, permettra d’éviter une récession. Ce net coup de frein de l’économie se traduira inévitablement par de nombreuses suppressions d’emplois: -71.000 au total en 2008, puis -169.000 au cours du seul premier semestre 2009. A la fin juin, le taux de chômage s’établirait ainsi à 8% de la population active, au même niveau que deux ans plus tôt. Comme dans les autres pays industrialisés, le choc de la crise internationale n’épargnera en France aucun des moteurs de la croissance. En raison de la forte diminution de la demande nationale et étrangère (exportations en baisse de 2,9% fin juin 2009) et des difficultés persistantes d’accès au crédit, l’investissement des entreprises françaises accuserait une baisse prononcée. Un recul qui se prolongerait au moins jusqu’à la fin du 1er semestre, malgré l’effet positif de certaines mesures du plan de relance. Avec des carnets de commandes dégarnis (automobile…) et des perspectives très sombres, l’industrie française n’aura d’autre choix que de réduire sa production.F. Z. T.

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