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France Expo
La France découvre une nouvelle concurrence

Par L'Economiste | Edition N°:2229 Le 08/03/2006 | Partager

. Chine, Turquie en plus de l’Espagne sont plus agressivesC’EST la petite et moyenne entreprise (PME) qui est au centre de «France Expo» qui ouvre ce matin à Casablanca jusqu’au 11 mars au Parc des expositions de l’Office des changes. Ce n’est pas un changement de cap mais, une volonté de pousser encore plus la PME dans la compétition internationale. Tout le plan de relance des exportations, adopté récemment par le gouvernement français, s’appuie sur la petite et moyenne entreprise dont l’ambition est de doubler le nombre d’entreprises exportatrices. Par son envergure, la qualité des exposants et la densité du programme, France Expo est l’un des grands rendez-vous économiques de l’année. Exceptionnellement, soulignent les organisateurs, cette exposition se tient pour la troisième fois au Maroc. Ce qui dénote de l’intensité des relations économiques franco-marocaines. De l’industrie à la banque en passant par les transports ou les services à la collectivité, les groupes français ont historiquement des positions bien établies au Maroc. Ces géants qui s’appuient sur de solides relations politiques entre Paris et Rabat sont, depuis une dizaine d’années, relayés par un tissu dynamique de PME. Au total, 500 filiales de sociétés françaises sont implantées au Maroc selon les chiffres de la Mission économique de l’ambassade de France au Maroc, population à laquelle il faut ajouter une myriade de toutes petites entreprises à capitaux français. Ce qui fait de l’Hexagone le premier investisseur étranger dans le Royaume avec une moyenne de 200 millions d’euros par an (hors privatisations) que ses entreprises investissent dans l’économie marocaine. . Patriotisme économique?Aussi massive qu’elle soit, cette présence, par la connaissance des rouages du marché qu’elle implique, est en soi une arme contre la concurrence. Mais rien n’est jamais acquis dans le business. Qui aurait imaginer il y a quelques années que des entreprises chinoises ou turques décrocheraient des marchés de construction d’autoroutes ou de l’extension du réseau électrique moyenne tension au Maroc? Le leadership économique de la France, même en étant assis sur des fondations solides, n’est pas immuable. La preuve? En dépit d’une position dominante et des flux d’investissement en hausse, les positions de la France commençaient à s’éroder. Cela n’a pas échappé aux experts de la Mission économique qui ont rédigé le Plan d’action commerciale sur le Maroc 2004-2006: «la concurrence devrait s’accroître en provenance de l’Union européenne, de la Chine, des Etats-Unis et de la Turquie». Au passage, ces analystes s’inquiètent de la tentation du patriotisme économique, concept qui fait des ravages actuellement à Paris. «Il existe une volonté marocaine de promouvoir un capitalisme national qui peut passer par un nationalisme sourcilleux», notent nos experts. Ils en tirent une recommandation centrale: Tendre le partenariat stratégique franco-marocain vers un partenariat économique global avec une version entrepreneuriale. C’est cela qu’on attend des petites et moyennes entreprises des deux côtés de la Méditerranée. Les rendez-vous d’affaires durant ces trois jours de France Expo 2006 devraient contribuer à rapprocher les entreprises.Abashi SHAMAMBA

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