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Forum mondial de l'eau
Kyoto: Le Maroc sur la piste du recyclage des eaux usées…De notre envoyé spécial au Japon, Ali ABJIOU

Par L'Economiste | Edition N°:1478 Le 18/03/2003 | Partager

. Le pays a déjà réussi à mobiliser près de 80% de ses ressources en eau. Mais encore faut-il en rationaliser l'utilisation . Les pertes d'eau dans les réseaux de distribution sont jugées trop élevées par rapport à la norme«Il faut changer le fusil d'épaule«. C'est ce qu'affirment en substance les responsables marocains concernant la politique actuelle de gestion de l'eau. Le Maroc s'urbanise à un rythme croissant et ses villes ont besoin d'eau potable mais aussi d'aliments qui ne peuvent être produits sans eau. D'un autre côté, la hausse de la consommation d'eau a des conséquences sur la qualité. «Le Maroc a déjà mobilisé près de 80% de ses ressources en eau. Mais les besoins ne cessent d'augmenter«, affirme ainsi Abdelkbir Zahoud, secrétaire d'Etat chargé de l'Eau en marge du 3e Forum mondial de l'eau organisé à Kyoto. Les autres réserves ne pourront être exploitées dans l'immédiat. C'est parce que cette ressource est trop profonde ou impossible à capter par un barrage avec les techniques actuelles. Les experts estiment que d'ici 2010, le Maroc n'aura qu'un milliard de mètres cubes de plus, pour porter le total à 14,5 milliards. Le défi que devra relever le Maroc, selon Zahoud, est celui de renverser le raisonnement. Au lieu de chercher à augmenter la production d'eau, il faut plutôt en réduire la consommation. Ce qui peut sembler évident. «Il est urgent de croire que la gestion rationnelle de la demande révélera un nouveau gisement d'eau«, s'empresse d'affirmer le secrétaire d'Etat. En un mot, il faut économiser l'eau. Et les fuites sont nombreuses en agriculture et dans la distribution de cette ressource en milieu urbain. Des villes comme Tanger ou Tétouan ont des rendements assez bas dans leur réseau de distribution. Selon Amendis, le rendement à Tétouan est de l'ordre de 50%, or le minimum admis, c'est 80%. La différence, 30%, c'est l'équivalent de la consommation d'une ville telle qu'Asilah. L'exemple est frappant certes, mais ce n'est pas le seul problème. Car le Maroc est en train de devenir aussi un grand producteur d'eaux usées. «D'ici 2010, le Maroc produira près de 600 millions de mètres cubes d'eaux usées, soit la capacité d'un grand barrage«, explique encore Zahoud. D'où la nécessité d'explorer sérieusement la filière du traitement des eaux usées. Les technologies ne cessent d'évoluer, selon un expert international et les méthodes de filtrage d'eau pour une utilisation agricole sont devenues accessibles.


Seuil de la pauvreté hydrique

Parmi les pays de Méditerranée du Sud, le Maroc se trouve dans une situation précaire avec quelque 1.000 m3 d'eau par habitant et par an. C'est le seuil de pauvreté hydrique, précise Jean Margat, expert international en ressources hydriques. Et d'ici 2025, chaque Marocain n'aura que 500 litres d'eau par an. Le Maroc reçoit annuellement près de 150 milliards de m3, de précipitations. Or, seuls 20%, soit 30 milliards de m3, atteignent le sol, le reste regagne l'atmosphère suivant des phénomènes naturels. Sur le volume atteignant le sol, le tiers est perdu, ce qui ne laisse pour le Maroc qu'un potentiel de moins de 20 milliards de m3, avec une utilisation réellement de 13,5 milliards. A. A.

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