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Economie

Forum mondial de l'eau
... Mais tout reste à faire pour éviter la pénurie

Par L'Economiste | Edition N°:1478 Le 18/03/2003 | Partager

. Les ressources s'amenuisent . L'alimentation en eau potable sera assurée, tranche l'ONEPLa mobilisation internationale autour de la question de l'eau témoigne de l'ampleur de la catastrophe qui guette le monde si aucune solution n'est trouvée. A cause de la sécheresse et du gaspillage de la ressource, le Maroc est amplement concerné. Mais le discours officiel demeure rassurant. “Le Maroc est à l'abri de la pénurie d'eau d'ici 30 ans”, affirme, confiante, Nawal Khalifa, conseillère à la direction de l'ONEP. “Le pays serait à l'abri du stress hydrique si trois conditions sont remplies: l'application de la planification rationnelle des programmes d'investissement, la mise en place des transferts hydrauliques interrégionaux et l'adoption d'une politique d'économie d'eau”, explique la conseillère.Le Maroc ne pourra donc s'en sortir qu'en adoptant une politique d'économie d'eau. Ce qui suppose des investissements lourds. Un pari colossal pour un pays qui ne manque pas seulement d'eau mais également d'argent. Selon l'ONEP, le Maroc dispose actuellement de 20 milliards de mètres cubes d'eau, dont 14 milliards sont déjà disponibles. Les 6 milliards qui restent sont difficilement mobilisables. Ces ressources situent le Maroc dans une position hydrique “plus ou moins confortable”. Cependant, en cas de pénurie, “des mesures de rechange ainsi que de nouvelles techniques sont envisageables”, assure Nawal Khalifa. Dans le secteur de l'eau potable, les transferts d'eau entre bassins excédentaires et déficitaires en eau sont déjà pratiqués (Tiznit vers Sidi Ifni, Bouregreg vers Casablanca, Fouarat vers Salé, Oum Errabia vers Marrakech, Guelmim-Tantan…). La technique de dessalement, une méthode coûteuse, est une alternative. A noter que cette technique est déjà utilisée dans les provinces du sud depuis des années. Dans les rapports mondiaux, le Maroc est dans une situation critique. 90% des eaux sont destinées à l'agriculture et 10% seulement à l'eau potable et l'industrie. L'irrigation excessive constitue une des causes derrière le gaspillage de la ressource. Et pour la rationaliser, il faut moderniser les équipements. Le changement de la canalisation vétuste et l'adoption de nouvelles techniques telles que le goutte-à-goutte s'imposent. Il va falloir aussi remettre en question les cultures qui consomment fortement l'eau et la tarification dans les campagnes. Tout cela nécessitera beaucoup d'investissements et sera difficile à réaliser par les petits agriculteurs.Parmi les mesures préventives, figurent les actions de sensibilisation. Cette stratégie permet de développer de nouveaux comportements vis-à-vis de la ressource. Il s'agit de la rationalisation de la consommation et la récupération des eaux usées qui représentent un total de 800 millions de m3.Le dessalement demeure une technique assez sophistiquée et chère. Quant aux transferts interrégionaux, ils ne représentent pas une solution durable. Ils montreront vite leurs limites en cas de sécheresse générale.Le rythme d'investissement en matière d'eau potable verra une accélération en 2003. En effet, 15 projets seront lancés par l'ONEP dont le coût global s'élève à près de 1 milliard de DH pour desservir une population de 1 million d'habitants. L'avenir de la ressource réside dans la gestion intégrée. Toute réforme segmentée est vouée à l'échec. Il va falloir agir sur tout le cycle de l'eau, de la production à l'assainissement. A rappeler que les grandes lignes en matière de réforme du secteur de l'eau ont été tracées lors du Conseil supérieur de l'Eau et du Climat qui s'est tenu à Agadir en 2001.Widad GHORBAL

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