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Energies renouvelables: Un défi prioritaire

Par L'Economiste | Edition N°:3404 Le 12/11/2010 | Partager

. Le Plan solaire fortement plébiscité. Le Royaume, pionnier parmi les pays du SudPrès de 1,6 milliard de personnes vivent dans l’obscurité et ne connaissent pas les bienfaits de l’éclairage artificiel électrique. L’affirmation est du professeur Rajendra Kumar Pachauri, président du Panel intergouvernemental sur le changement climatique, IPCC. Ce dernier qui s’exprimait dans le cadre de la troisième édition des Medays, a tenu à défendre la thèse du droit légitime au développement durable pour ces populations, dont une grande partie se trouve en Asie et en Afrique. Pour cet expert, la réalité est telle que le besoin de sources d’énergies plus propres s’affirme de jour en jour. Cet effort devrait démarrer par la limitation des rejets de gaz à effet de serre et par l’utilisation des sources d’énergie alternatives. En plus d’assurer un monde meilleur et plus propre, ces énergies devraient aussi apporter une réponse, selon lui à l’épineux problème de la sécurisation des sources d’énergie. Si les réserves de combustible fossile devraient s’épuiser dans moins de trente ans, l’énergie solaire sera encore accessible et en grande quantité. Dans les pays d’Asie, différentes initiatives tendent à généraliser l’usage de lampes à basse consommation, rechargeables par l’énergie solaire, une source d’éclairage qui devrait bouleverser la vie de beaucoup de familles. Une telle initiative devrait permettre de rallonger la durée d’activité et de ne pas souffrir des limitations issues de l’éclairage naturel. Pour Pachauri, l’éclairage reste un aspect symbolique, car augmenter la durée d’éclairage suppose d’augmenter la productivité et le rendement dans différentes activités. Il suppose aussi de transformer la vie de millions de personnes, leur habitudes de lecture, de travail et de tout ce qu’ils ne peuvent plus faire dès le coucher du soleil. Pachauri qui a reçu le prix Medays 2010 pour l’Environnement et le développement durable a tenu aussi à avertir du danger de la pollution de l’air même à l’intérieur des maisons. En effet, pour lui, ce sont les femmes qui en souffriraient le plus. Du fait de rester à la maison et d’être en charge de la préparation de la nourriture, elles sont plus exposées aux émanations de la combustion. Pour le financement, le président de l’IPCC ne manque pas de faire référence à la micro-finance ou aux dons, pour faire avancer les projets ponctuels. Même à plus grande échelle, le financement ne semble pas hors d’atteinte. British Petroleum devra payer plus de 20 milliards de dollars à titre de compensation pour les déversements de pétrole au Golfe du Mexique, une telle quantité d’argent suffirait à illuminer le foyer de plus de deux milliards de personnes. Un tel pactole servirait aussi à assurer le financement du Plan solaire méditerranéen qui prévoit de déployer plus de 20 gigawatts (GW) supplémentaires au sud de la Méditerranée, dont le Maroc. Selon Pachauri, le projet marocain d’énergie solaire constitue une excellente initiative à suivre pour les autres pays du Sud. Le Maroc pourra ainsi, non seulement subvenir à ses besoins énergétiques à partir d’une source propre, mais aussi il pourra se transformer en un exportateur d’énergie. Un avis partagé par Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la Banque européenne d’investissement. Pour lui, le Maroc est l’un des seuls pays du Sud qui ont su placer la barre très haut, tant en matière d’énergie solaire qu’en éolien.


Demande croissante d’énergie

Le Plan solaire méditerranéen (PSM) est un des projets prioritaires de l’Union européenne pour la Méditerranée. Il vise à relever les défis résultant de la demande croissante d’énergie et de la nécessité d’assurer la sécurité d’approvisionnement et la gestion durable de l’environnement dans la région euro-méditerranéenne. Il a pour but de favoriser la mise en place, d’ici 2020, d’une capacité supplémentaire de 20GW en énergies renouvelables dans la région, ainsi que le développement de la capacité nécessaire en matière de transport d’électricité. Ali ABJIOU

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