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    Economie

    Forum des affaires et du développement en Afrique: La corruption montrée du doigt

    Par L'Economiste | Edition N°:505 Le 12/05/1999 | Partager

    De notre envoyé spécial à Marrakech, Rafik IKRAM

    · Une rencontre qui aurait gagné à être organisée à Casablanca, selon des participants

    · Nécessité d'une stratégie supranationale pour attirer les investisseurs

    «Le développement du continent africain dépend principalement de la participation du secteur privé dans l'économie», s'accordent à dire les différents intervenants lors du «Forum des affaires et du développement en Afrique», organisé par Dow Jones les 10 et 11 mai à Marrakech. En effet, tous les panels prêchent une augmentation de l'intervention des opérateurs privés. Reste que pour susciter l'intérêt de ces investisseurs, les différents Etats africains se doivent de mettre en place un environnement «plus attractif». En attendant, l'Afrique connaît une timidité au niveau des investissements étrangers. La corruption figure parmi les obstacles qui sont montrés du doigt. «Ce fléau doit être combattu à travers tout le continent», soulignent les responsables africains. Et d'ajouter que la privatisation permettra de mettre un terme à cette pratique pour le moins courante dans les pays africains».

    Les Marocains quasi absents


    Le Forum des affaires et du développement en Afrique n'a pas attiré beaucoup de monde. Après la séance d'ouverture, la salle de conférences était quasi vide. Pourtant, les exposés ne manquaient pas de pertinence même si la plupart n'ont pas été suivis de débats. A cela s'ajoute la quasi-absence des opérateurs marocains. Dans les couloirs, certains d'entre eux chuchotaient qu'il aurait été préférable d'organiser ce Forum à Casablanca pour qu'il y ait une présence marocaine plus significative.
    Par ailleurs, il est à signaler que plusieurs participants n'ont pas été au rendez-vous. Certains d'entre eux se sont fait remplacer. D'où un grand changement dans la liste des intervenants. Reste que cette manifestation s'est caractérisée par la participation du Président du Botswana et de quelques ministres africains dont M. Tidjane Thian, ministre de la Planification et du Développement de Côte-d'Ivoire, M. Fathallah Oualalou, ministre de l'Economie et des Finances, et M. Khalid Alioua, ministre du Développement Social, de la Solidarité, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle.
    Au niveau des télécommunications, les discussions du Forum ont souligné la nécessité de développer ce secteur et ce, notamment en accordant la priorité au secteur privé. Mais encore faut-il mettre en place des réglementations bien définies. De plus, les différents Etats doivent développer les infrastructures nécessaires.

    Infrastructures et énergie


    A préciser que les technologies de l'information sont encore faibles en Afrique. Bien que les Africains constituent 10% de la population mondiale, le continent ne dispose que de 0,4% des lignes téléphoniques, soit un téléphone pour 200 personnes en moyenne. Le mobile a en revanche enregistré une grande avancée en passant de 2 à 7 millions d'utilisateurs. S'agissant d'Internet, sur 1 million d'utilisateurs, 80% sont originaires de l'Afrique du Sud. Toutefois, la privatisation des télécommunications devrait être effectuée avec beaucoup de prudence. Autrement dit, si ce secteur se retrouve entre les mains de petites entreprises, il lui sera difficile de progresser puisque le coût des communications sera toujours élevé. M. Peter Watson, directeur des Infrastructures et de l'Energie pour l'Afrique à la Banque Mondiale, estime qu'il faut savoir optimiser les investissements en ayant une stratégie de développement régional à long terme, notamment au niveau des infrastructures et de l'énergie. «Il est important d'avoir une perspective supranationale», précise-t-il. Pour cela, M. Watson propose des accords de coopération et de marchés communs. Selon lui, l'Afrique a également besoin d'assurer «des facilités de classe mondiale» pour pouvoir attirer les investisseurs étrangers.
    Côté ressources humaines, M. Khalid Alioua a souligné la nécessité de lutter encore plus contre l'analphabétisme et d'encourager la formation professionnelle.

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