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Formation professionnelle : Les opérateurs enterrent le conflit public-privé

Par L'Economiste | Edition N°:77 Le 29/04/1993 | Partager

La commission nationale semestrielle de la formation professionnelle s'est réunie au mois d'avril. Apres avoir établi un bilan pour 1992, elle a mis en place des projets de développement pour les années à venir.

LA réunion de la commission nationale de la formation professionnelle a permis de dégager une volonté des différents partenaires d'évoluer en "parfaite symbiose". Les efforts conjugués visent à une amélioration de la formation professionnelle pour répondre aux besoins des entreprises et pour permettre une insertion professionnelle rapide. Dans un premier temps, cette commission a établi la carte scolaire. Elle permet de constater une répartition sectorielle naturelle. En effet, il existait en 1992, dans le secteur public, 70.000 élèves repartis de la façon suivante: 16.000 en spécialisation, 28.000 en qualification, 26.000 techniciens. Quant au secteur privé, il accueillait 35.000 élèves, dont 10.500 en spécialisation, 8.500 en qualification et 11.500 techniciens.

Régulation de la formation

Les secteurs privé et public dans la formation professionnelle cohabitent en "parfaite synergie". La répartition sectorielle est naturelle. Le secteur public a une prédisposition à se voir confier la formation dans les domaines industriels et techniques. Le secteur administratif est l'apanage de la formation professionnelle privée. Les investissements sont à l'origine de cette répartition. En effet, la formation dans le secteur industriel nécessite de lourds investissements que seul l'Etat peut fournir. Pour éviter les doubles emplois, la formation professionnelle publique a choisi de se désintéresser du domaine des services, afin de permettre au secteur privé de se développer.

L'objectif principal de la commission de la formation professionnelle est de permettre une concertation et une régulation de la formation. Il a été prévu pour cela la mise en place d'un plan triennal, avec une planification au niveau des secteurs, et des régions, sur la base des propositions de commissions provinciales, et de plans sectoriels de formation. La volonté du Ministère des Travaux Publics et de la Formation des Cadres est de faire du secteur privé "un partenaire à part entière". Ce souhait se manifeste à titre immédiat dans la reconnaissance des diplômes. C'est un privilège qui n'est pas accordé dans les autres types d'enseignement privé supérieur. Il a été mis en place un système d'homologation des diplômes, précédé d'une période probatoire de deux ans, pendant laquelle, une évaluation sur la qualité de la formation est pratiquée. Pigier et le Collège LaSalle ont été notamment parmi les premiers reconnus.

IUT marocains

Suite à une demande des entreprises et en vue de soulager les universités, la formation professionnelle s'inspirant des IUT français, a créé un quatrième niveau de formation (Bac+2).

"Le Maroc manque de techniciens qualifiés. C'est pourquoi nous avons un taux de placements immédiats de 46% et 100% au bout de deux ans". Des enquêtes d'insertion puis de cheminement sont effectuées. Pour vérifier ces données, des études sont effectuées en vue d'évaluer les besoins des entreprises. D'autres études ont permis de signer des conventions avec la formation professionnelle.

Dans les travaux de cette commission, la formation continue n'a pas été négligée. Elle vise principalement les PME et PMI. Le règlement de la taxe professionnelle de 1,6% de la masse salariale attribue aux entreprises le bénéfice de la formation continue. Le but est d'arriver à améliorer la qualité de la main-d'oeuvre. Pour cela, l'entreprise doit d'abord se fixer des objectifs.

Dans ce cadre, le Ministère de la Formation Professionnelle a, dans un premier temps, prévu de créer un "master" de formation en ressources humaines. Dans un second temps, il compte développer l'ingénierie à l'intérieur de l'entreprise si la taille le permet, ou à défaut, à l'extérieur, par des conseillers en ressources humaines.

Mesures incitatives

Les opérateurs de formation, l'OFPPT et les écoles privées ne peuvent se développer en ''harmonie'' qu'en conformité avec les besoins et les ressources du marché professionnel. Il existe une grande disparité entre les secteurs privé et public en matière budgétaire. Outre la gratuité de la formation, les élèves ont la possibilité de bénéficier de bourses.

En revanche, le secteur privé ne dispose pas de cette faculté. C'est dans cette optique que des mesures incitatives sont à l'étude. Le ministère en charge de la formation professionnelle va proposer une loi prévoyant des mesures incitatives, en vue de faire du secteur privé un véritable partenaire. “Il faut trouver un moyen terme, entre le tout gratuit et le tout payant", précise un responsable de la formation professionnelle.

Fatima MOSSADEQ

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