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Economie

Formation professionnelle : Le taux d'insertion plafonne à 60 %

Par L'Economiste | Edition N°:149 Le 13/10/1994 | Partager

Le taux d'insertion des lauréats de la formation professionnelle est de 60 %, 6 mois après l'obtention du diplôme. L'amélioration de ce taux passe par une implication plus active des entreprises.

Selon les prévisions de la Formation professionnelle, l'effectif global des stagiaires pour l'année scolaire 1994/95 s'élèvera à 136.600 contre 118.500 l'année dernière, soit une augmentation de 15%. Cet effectif se répartit entre le secteur public (85.700) et le secteur privé (50.900). Par ailleurs, le nombre de stagiaires prévu en 1ère année atteint 83.000 contre 73.500 en 1993/94, soit une hausse de 13%.

Cette année se caractérise également par la consolidation de la formation professionnelle au niveau Technicien Spécialisé ouvert aux bacheliers. Ce niveau verra ses effectifs passer de 1.200 en 1993/94 à 3.000 cette année répartis sur 22 filières dans les domaines de l'industrie, du commerce, de la gestion des entreprises et des pèches maritimes.

Il est reconnu par les hommes d'affaires étrangers visitant le Maroc qu'un avantage, et non des moindres, du pays est la disponibilité d'une main-d'oeuvre ayant des niveaux de formation différenciés, "ce qui n'est pas le cas de l'ensemble des pays en voie de développement". Malgré cet avantage relatif, assuré par la formation professionnelle, le taux d'insertion des lauréats demeure faible. Il se situe aux alentours de 60%, 6 mois après l'obtention du diplôme.

M. Mohamed Hassad, ministre des Travaux Publics, de la Formation Professionnelle et de la Formation des Cadres, admet que ce pourcentage est à améliorer. Pour cela, les centres de formation devront tisser des liens plus étroits avec le secteur privé afin que les programmes de formation répondent au mieux à leurs besoins.

Le meilleur exemple cité est la formation duale (ou formation alternée) dont le taux d'insertion est de 100%. Dans le cadre de cette formation, les associations privées interviennent avec l'organisme formateur au niveau de la sélection des étudiants, de la définition des programmes et du déroulement des examens. La formation alternée consiste également à donner au stagiaire une formation pratique dans une entreprise pouvant atteindre 40 à 50% de la charge horaire.

Le nombre des stagiaires touchés par la formation alternée est de 6.850, soit 9% des effectifs du secteur public. L'objectif du Ministère est d'atteindre un taux de 15% dans deux ans. "L'idéal serait de généraliser la formation duale à l'ensemble des centres de formation. Mais nous ne pourrions y parvenir que d 'ici 15 à 20 ans", avance le ministre. En effet, ce sont les mentalités des entrepreneurs qui sont à modifier. La non-disponibilité des postes de stages dans les entreprises et des personnes d'encadrement bloque le développement de ce type de formation. Pour y remédier, "nous essayons de sensibiliser les différentes associations professionnelles", précise M. Hassad.

Concernant les salaires perçus par les lauréats de la Formation professionnelle, le ministre a précisé que tout dépend du profil du diplômé. "Si celui-ci s'assure une bonne évolution au sein de l'entreprise, son salaire s'en ressentira". Le salaire mensuel d'un lauréat de la Formation professionnelle peut varier entre

2.000 et 5.000DH, précisent les responsables de la Formation professionnelle. Pour certaines branches, le salaire d'embauche peut atteindre 4.000 ou 5.000DH. Cette nouvelle rentrée de la Formation professionnelle connaît l'ouverture de 7 instituts au niveau du secteur public avec une capacité d'accueil de 1.800 stagiaires et 50 écoles du secteur privé dotées de 2.500 places. Dans le sens d'encourager le secteur privé, le Ministère de tutelle tente de simplifier la procédure d'homologation. Celle-ci sera dorénavant obtenue au niveau de l'Administration locale. Néanmoins, les contrôles inopinés seront toujours maintenus. Par ailleurs, le Ministère compte établir en collaboration avec les associations professionnelles représentant les écoles privées une classification des écoles de par la spécialité et la qualité de la formation délivrée.

Pour ce qui est de la formation professionnelle destinée au monde rural, la nouvelle politique est de ne plus y installer des instituts de formation, car "les centres arrivent à saturation au bout d'une année d'exercice", précise le ministre. L'OFPPT s'oriente vers la création d'internats dans les villes susceptibles d'accueillir les stagiaires du monde rural ou vers la formation par le biais d'unités itinérantes.

Ainsi, cinq internats ont été ouverts à Berkane, Sidi Kacem, Errachidia, Marrakech et Casablanca avec une capacité de 512 lits et cinq nouvelles unités itinérantes ont été acquises.

(1) A l'occasion de la rentrée 1994/95 de la Formation professionnelle, le ministre des Travaux Publics, de la Formation Professionnelle et de la Formation des Cadres a tenu une conférence de presse le 6 octobre.

L.T.

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