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    Entreprises

    Formation continue: Soutien USAID pour 14 écoles

    Par L'Economiste | Edition N°:133 Le 09/06/1994 | Partager

    Pour assurer la formation continue dans les entreprises, il faut former les formateurs et renforcer les instituts. C'est un aspect du projet TFD, coiffé par l'USAID et le DFC, qui démarre après sélection des bénéficiaires.

    "La demande de formation continue est latente, mais elle n'existe pas".

    "Demain, elle existera", répond James Hradsky, directeur de l'USAID par intérim. Ce jour-là était celui de la signature d'un accord des "termes de partenariat" entre l'Agence américaine, la Direction de la formation des cadres et 14 institutions marocaines de formation. Le lendemain s'ouvrait la conférence du GATT. Pour les Américains, la compétition économique et commerciale est ouverte. Pour y entrer, les entreprises marocaines doivent le faire avec un des cadres compétents, à jour des dernières techniques managériales. Et s'ils ont de bonne formation de base (ingénieurs, universitaires...) la formation continue, après 5 ou 10 ans d'exercice, est nécessaire à leur mise à niveau régulière. C'est le but du projet TFD (Training for Development) qui s'étale sur 8 ans. Démarré en 1992, son enveloppe globale atteint 41,64 millions de Dollars. Le but est "d'ôter les contraintes en ressources humaines qui limitent l'épanouissement de l'économie de marché".

    Outre les stages et formation Masters (3ème cycle) prévus aux USA, TFD se donne pour objectif de renforcer "l'infrastructure de formation au Maroc". En d'autres termes, quand le projet finira, il devra laisser au moins 14 écoles ou groupements aptes à identifier les besoins des entreprises, en formation continue, à monter des modules de formation, à les vendre. Le renforcement des capacités doit donc survivre au projet.

    C'est d'ailleurs la philosophie actuelle de l'USAID, qui évolue d'un rôle "d'aide" vers un rôle de "catalyseur": les bénéficiaires d'aujourd'hui doivent, à terme, se prendre en charge. Surtout que l'administration Clinton effectue des coupes budgétaires qui atteignent l'Agence. Pour le TFD, les 14 écoles ont dû, pour bénéficier du soutien, répondre à un "appel d'offres" et subir une sélection. Pas facile, pour beaucoup d'entre elles, qui acceptent un "examen", un concours qu'elles savent si bien organiser. Par ailleurs, les grandes écoles publiques acceptaient de se mesurer aux privées pour le même projet.

    Elles étaient 44 institutions à répondre à l'appel d'offres; 14 ont été retenues (voir encadré) sur la base de critères prédéterminés par l'USAID, la DFC (Direction de la Formation des Cadres), Amideast, un co-contractant chargé de la mise en oeuvre, et un petit comité consultatif de cadres d'entreprises.

    Pour être sélectionnées, les institutions devaient avoir fait leur preuve, posséder déjà une infrastructure d'équipements appropriée, un corps professoral minimum, une expérience dans la formation continue. Pas question de soutenir une création d'école, qui pourrait être une aventure. En revanche, il fallait exprimer un besoin en soutien, un plan de développement dans le sens du projet. Des capacités d'innovation pédagogique pour les adultes, des capacités de diffusion des programmes sur les régions étaient exigées.

    A contrario, les fonds ne devraient pas être orientés vers la formation de base (type Bac + 4), mais vers la formation des cadres d'entreprises. Ce ne sont pas des subventions "d'équilibre" traditionnelles aux entreprises, mais des soutiens à des programmes ciblés.

    Assistance en nature

    Les termes du partenariat paraphés en avril dernier rappellent aux institutions qu'elles ne percevront pas le moindre Dollar dans leur caisse. L'assistance se fera en nature et l'école partenaire doit contribuer quel que soit l'objet.

    - L'assistance technique permettra des interventions d'experts, de consultants marocains ou étrangers.

    - L'assistance par la formation ouvrira aux cadres et enseignants des écoles, des stages, séminaires (au Maroc, aux USA) ou des masters (USA). Des formateurs étrangers pourront être invités.

    - L'assistance matérielle peut consister en l'achat de livres, de documents, mais aussi d'équipements audiovisuels, ou de logiciels, de réseaux de données.

    - L'assistance aux liens institutionnels permettra d'établir des relations entre institutions marocaines et américaines.

    Pour toutes ces formes, le partenaire doit contribuer, en argent ou en nature. C'est une autre constante des programmes USAID. La participation aux frais amène le bénéficiaire à mieux s'impliquer dans ce qu'il paye en partie, en attendant qu'un jour il paye la totalité. Dans un autre registre, un programme USAID pour la contraception offrait pilules et préservatifs, avant de les subventionner en partie, puis de les laisser à la charge des intéressés. Les 14 institutions, dont certaines se livrent concurrence, dans le domaine de la formation de base, se trouvent à l'occasion obligées de penser à des actions en commun: sensibiliser les entreprises à la cause de la formation continue, étudier les besoins, peut-être même organiser un colloque. Une approche "marketing" nouvelle pour les instituts d'enseignement habitués à concevoir des programmes sans se soucier s'ils correspondent à un besoin. Il leur est demandé ici des programmes "sur mesure" et vendables.

    K.B.

    Les 14 partenaires de TFD sélectionnés

    Institut Supérieur de Commerce International et d'Enseignement Douanier (CNCD) Ecole Hassania des Travaux Publics (EHTP) Ecole Nationale de l'Industrie Minérale (ENIM) Ecole Supérieure de Gestion (ESG) Ecole Supérieure d'Informatique et de Gestion (ESIG)
    Formation, Organisation et Conseil de Société (FOCS) et Ecole Marocaine des Sciences de l'Ingénieur (EMSI) Institut des Hautes Etudes en Management (HEM) International Institute for Higher Education in Morocco (IIHEM) Institut Supérieur des Arts et Métiers (ISAM) Institut Supérieur de Commerce et d'Administration des Entreprises (ISCAE) Institut Supérieur du Génie Electrique (ISGE) Institut Technique de Gestion Appliquée (IGA) Institut Marocain d'Enseignement Supérieur (IMES), Oujda et TERTIEL, Casablanca, Institut Supérieur d'Informatique Appliquée et de Management (ISIAM) Institut Supérieur International du Tourisme de Tanger (ISITT) Ecole Supérieure de Commerce de Marrakech (Sup de Co).

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