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Enquête

Formation continue : La difficile émergence de la demande

Par L'Economiste | Edition N°:179 Le 11/05/1995 | Partager

Jamais la formation n'a fait partie d'un cahier revendicatif. Rarement un cadre a négocié dans son contrat de recrutement des séminaires ou des colloques. "Ce sont des mauvais consommateurs que nous avons", indique M. Rachid Ghazali, président de l'AGEF (Association des Gestionnaires et Formateurs), lors d'un récent débat sur l'ingénierie de la Formation organisé par Diorh(1).
Faute d'un texte de loi (le code français de la formation atteint les 400 pages), les individus n'ont donc pas encore conscience qu'ils ont un quelconque droit à la formation. Quant aux chefs d'entreprise, ils n'y voient pas le moindre devoir. Les opérations de formation sont ponctuelles et relèvent rarement d'un plan d'action, révèle une enquête de l'AGEF présentée à son récent colloque. La formation est curative (adapter celui qui a déjà été muté ou promu) et rarement évaluée au retour. Il faut reconnaître à la charge des entreprises la difficulté de prospective: il n'y a pas de moyen d'anticiper sur les activités et donc sur les technologies et les métiers.
Pourtant, dans le discours chacun s'accorde à dire que c'est un enjeu majeur de compétitivité, le mettant en rapport avec l'évolution économique.

L'exemple du gazoduc Maghreb-Europe est désormais cité pour illustrer les nouveaux impératifs de compétitivité sur le territoire marocain même. Il a été difficile aux entreprises marocaines de soumissionner à une activité apparemment simple comme le soudage. Car il fallait une certification pour le faire.
L'extension de ce critère amène d'ailleurs les formations à intégrer la qualité dans tous les modules de formation.
En France, la certification-qualité est accordée à titre temporaire, ce qui oblige les entreprises à continuer à investir dans la formation continue.
La formation sort de sa léthargie avec la déprotection. "Nous découvrons les changements de qualification, l'employabilité", dit un intervenant. Mais tous les professionnels s'accordent à dire que la demande de l'intrant formation n'émerge pas.
Le problème pour les opérateurs (écoles, cabinets spécialisés, OFPPT...) est donc de faire émerger une demande. La création d'un ministère consacré à la formation professionnelle est considérée comme un aboutissement. L'importance économique et sociale est telle que la Banque Mondiale veut financer cette émergence qui coûtera entre 1 et 1,2 milliard de Dirhams.

L'OFPPT ne veut pas rester en marge et ne se laisse pas enfermer dans son rôle de formateur de base. M. Mounir Chraïbi, son directeur, affirme qu'il soutiendra les entreprises actives qui établissent un plan de formation ou de valorisation des ressources humaines.
Elles disposent d'un outil d'incitation, le dispositif des contrats spéciaux qui permet le remboursement à 50% des actions de formation continue.
L'OFPPT (30 à 35% de l'offre, le reste partagé entre le public et le privé) veut contribuer à l'émergence de la demande par du marketing. La formation continue qu'elle organise ne touche que 3.500 travailleurs, qui sont 4% des effectifs recensés par la CNSS. L'Office a donc tout un marché à développer, à tirer, sur lequel viendront les opérateurs privés.
L'OFPPT rappelle à cette occasion sa démarche à côté des secteurs qui se prennent en main. Les meuniers sont cités comme exemple. Ils ont créé avec des fonds étrangers un moulin de formation-production, attirant les candidats par des contrats de préembauche. L'OFPPT a donné les formateurs.
L'ITA textile et le centre de formation duale créé avec la FIMME sont d'autres expériences citées pour développer les compétences intermédiaires de la qualité.

Khalid BELYAZID.

(1) Le débat portait sur l'ingénierie de la formation des ressources humaines. Il était organisé par le cabinet de consultants Diorh à l'issue d'un séminaire avec Guy Le Boterf en mars dernier.

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