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Economie Internationale

FMI: Politique, nouveau levier de la croissance

Par L'Economiste | Edition N°:3506 Le 12/04/2011 | Partager
Guerres civiles, conflits, violences urbaines: le tourniquet
Le FMI ne croit plus en une croissance sans démocratie
Les décisions économiques subordonnées aux politiques

Dominique Strauss-Kahn, président du FMI, devrait entériner au cours de l’assemblée générale du 15 au 17 avril sa nouvelle vision sur les économies fragiles: il ne croit plus en une croissance sans démocratie…

LA Banque mondiale a présenté lundi son rapport sur le développement dans le monde, en préparation de l’assemblée générale du Fonds mondial international (FMI) qui se tiendra à Washington du 15 au 17 avril.
Au menu cette année, les pays dits «fragiles». Par pays fragiles, les trésoriers internationaux entendent les pays en guerre ou qui traversent des turbulences politiques.
Pour la première fois le FMI remettra en question une idée endossée depuis longtemps par les institutions internationales. «La forte croissance économique seule ne permet pas de réduire la pauvreté et le chômage qu’engendrent les conflits et la violence dans les pays fragiles», estime la Banque mondiale. De telles conclusions font écho à la vague de protestations qui ont touché les Etats du monde arabe. Même son de cloche du côté des pays africains avec la Côte d’Ivoire, le Soudan, la République démocratique du Congo, le Rwanda, etc. Le rapport estime que dans les pays dans lesquels le principe du droit et le contrôle de la corruption sont faibles, les risques de connaître des guerres civiles ou des violences augmentent de 30 à 45%.
Le FMI a recensé en 2010 plus de 1,5 milliard de personnes dans le monde affectées par des conflits et des violences, ce qui représente un défi de développement important pour les gouvernements. Et la position nouvelle du FMI, c’est que les réformes économiques sans celles de la justice, de l’emploi et de la sécurité, ne servent à rien. «Plutôt qu’une forte croissance économique, l’accès à l’emploi, à la sécurité et à la justice sont des éléments primordiaux pour mettre fin aux cycles de violence politique et criminelle», rapporte la Banque mondiale.
Et de donner des exemples: la Tunisie et l’Egypte affichent des taux de croissance annuels moyens de 5% ou plus, ce qui devrait suffire à réduire la pauvreté. Mais cette «dynamique ne profite pas aux populations et conduit davantage à la répression, la corruption et la hausse du chômage», sachant qu’environ 40% des pays qui sortent d’un conflit replongent dans la violence dans les dix années qui suivent. L’impact des conflits s’avère tellement dévastateur sur les économies qu’aucun pays affecté n’a encore atteint les objectifs du millénaire des Nations unies pour le développement: réduire de moitié la pauvreté et la faim dans le monde d’ici 2015. L’assemblée générale du FMI marquera cette année un tournant décisif. La politique sociale des gouvernements, longtemps jetée aux oubliettes par les économistes, entre par la grande porte et s’impose comme le levier de développement des sociétés du monde.

Karim SERRAJ

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