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    Economie Internationale

    FMI: L’Amérique doit se serrer encore plus la ceinture

    Par L'Economiste | Edition N°:3514 Le 22/04/2011 | Partager
    Les efforts de réduction du déficit ne vont pas assez loin
    Entre 1.500 et 1.600 milliards de dollars à fin 2011
    L’opinion s’alarme de l’abaissement de la note de la dette du Trésor

    Le chef économiste du FMI estime que les Etats-Unis «n’ont pas présenté de plan crédible, à moyen terme, pour réduire leur déficit budgétaire»

    La dette américaine inquiète. Le chef économiste du Fond monétaire internationale (FMI), Olivier blanchard estime que les Etat-Unis «n’ont pas présenté de plan crédible, à moyen terme, pour réduire leur déficit budgétaire». Alors que l’agence de notation Standard and Poor's a décidé, lundi, de placer la dette à long terme du pays sous perspective "négative", Olivier Blanchard affirme qu’«il y a des raisons d’être inquiets». Le discours du président Barack Obama, prononcé le 13 avril dernier, «va dans la bonne direction, mais les décisions concrètes restent à prendre», d’après le FMI. Le débat entre républicains et démocrates qui s’est conclu le 8 avril par un plan d’économies de 39 milliards de dollars reste insuffisant, explique le chef économiste du FMI.
    Le fossé idéologique entre républicains et démocrates empêche le traitement du problème. L’instance internationale estime qu’il est urgent d’agir dans la mesure où les Etats-Unis n’ont aucune difficulté à placer leurs bons du trésor pour financer leur déficit. De son côté, Standard and Poor's estime qu’il y a une chance sur trois pour que la première puissance mondiale perde sa note maximale «AAA», d’ici 2013.
    Le président américain et son secrétaire a du Trésor, Timothy Geithner, tentent de rassurer sur la situation, soulignant qu’ils ne laisseraient pas cela se produire. La presse américaine ne semble pas adopter la même attitude confiante. "Les Etats-Unis ont longtemps eu d'excellents rapports de la part des agences de notation en raison du fait que le dollar est une valeur de référence. Mais l'impasse des discussions sur le déficit à Washington pourrait avoir quelque peu terni la réputation de la plus grande économie mondiale et de sa monnaie", observe le New York Times. Los Angeles Times s’alarme également en analysant: "La simple perspective d'une telle dégradation, qui était jusqu'à peu considérée comme impensable, pourrait entraîner à la hausse la plupart des taux d'intérêt américains, imposant des tensions supplémentaires aux consommateurs et à une reprise économique encore fragile".
    Les perspectives économiques annoncent que le déficit budgétaire américain pourrait atteindre, fin 2011, entre 1.500 et 1.650 milliards de dollars. Soit environ 10% du PIB. La dette s'élève, à l’heure actuelle, à plus de 14.200 milliards de dollars, soit 91,6% du PIB. Pour ne pas céder à la panique, certains quotidiens comme le Financial Times préfèrent interpréter l’annonce de S&P comme un «coup de semonce» aux républicains et démocrates désormais obligés de s’entendre sur un plan fiscal avant la prochaine présidentielle 2012.
    Les banques aussi apportent leur analyse de la situation. La Deutsch Banque souligne que «S&P n'attendra pas le résultat de l'élection (...) et un plan doit être élaboré avant l'élection pour éviter une dégradation de la note". Républicains et démocrates devront donc mettre toutes leurs dissensions de côté pour trouver une sortie de crise dans les plus brefs délais.

    Houda SIKAOUI

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