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Finances internationales: Les tempêtes passent, les banques restent

Par L'Economiste | Edition N°:454 Le 02/03/1999 | Partager

Les banques internationales sont des réseaux de transactions transnationales qui effectuent un large éventail d'opérations bancaires.

Les opérations bancaires internationales sont définies comme l'ensemble des transactions bancaires engagées avec les non-résidents et les résidents, mais dans une monnaie étrangère. Les premières sont également décrites comme des opérations "internationales" ou "externes" et constituent 85% de la totalité des transactions bancaires "internationales". Néanmoins, elles doivent être dissociées de celles "d'outre mer" qui se basent essentiellement sur les transactions des banques "étrangères" avec les résidents et les non-résidents du pays.
Les transactions interbancaires créent un réseau de services bancaires internationaux qui répond à plus de 70% des exigences internationales et à près de 50% des crédits bancaires nationaux effectués en devise. Ces chiffres dépassent les opérations interbancaires locales. Au Royaume-Uni, par exemple, les dépôts interbancaires en Livre sterling ont constitué au cours de ces dernières années environ 30% de l'ensemble des dépôts nationaux.
Les transactions interbancaires ont 3 principales fonctions:
1- Elles permettent aux banques de réviser leurs mauvaises positions résultant des écarts entre les dépôts et les prêts en monnaie étrangère et entre les actifs et les passifs à des échéances ou à des taux d'intérêt différents.
2- Elles relient l'ensemble des banques internationales.
3- Elles créent un réseau mondial de liquidité (virements bancaires) et de répartition de risque. Un réseau qui s'est développé grâce à l'évolution technologique, qui a permis la réduction des coûts de transactions et qui a facilité les opérations bancaires sur les marchés monétaires et boursiers internationaux, dont la plupart sont interbancaires. Certaines banques se sont spécialisées dans les services interbancaires, alors que d'autres ont préféré engager des activités bancaires à double sens pour ne pas être taxées d'éternels emprunteurs, qui gonflent le volume des affaires. Les crédits transnationaux aux " non-banques " (organismes financiers fonctionnant comme des banques mais sans offrir tous les services) se sont multipliés plus rapidement que les transactions internationales avec une légère régression depuis 1987. L'accroissement des banques internationales a été confortée par l'abolition des contrôles de change et des autres restrictions. Ce phénomène a été particulièrement observé au cours des années 60 avec l'institution de la Communauté Economique Européenne. Cependant, le fait le plus marquant lié au commerce international s'est produit entre 1973 et 1983. Au cours de cette période, les prix du pétrole ont quadruplé et poussé les banques à agir comme intermédiaires entre les pays excédentaires de l'OPEP (Organisation des Pays Exportateurs du Pétrole) et les pays déficitaires. Mais la baisse soudaine de ces prix accompagnée du moratoire de la dette mexicaine en 1982 ont freiné cette expansion du commerce international.
L'accord des prêts aux pays de l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economique) est venu alors dominer les prêts bancaires transnationaux.
Des facteurs plus constants expliquent le ratio prêts/transactions:
- Coté demande, les besoins internationaux de la clientèle locale et étrangère ont favorisé la création des agences à l'étranger. Les intérêts des industries multinationales se sont intensifiés depuis 1945 pour intervenir sur une échelle plus large.
- Côté offre, le progrès technologique a réduit les coûts des transactions financières internationales. Il a facilité le contrôle des opérations étrangères et a rendu possible l'émergence des agences bancaires à l'étranger. Néanmoins, Il a causé des effets dramatiques au niveau du commerce international.
Outre l'accroissement des prêts transnationaux, l'utilisation excessive des produits dérivés de contrôle du risque (sous forme de swaps de devise et de taux d'intérêt) constitue une autre caractéristique de l'expansion des opérations bancaires internationales. Après leur libéralisation, les marchés bancaires internationaux se sont de plus en plus intégrés dans les marchés nationaux. La concurrence des banques étrangères a abouti à la réduction des marges bénéficiaires pour les prêts nationaux.
L'incorporation des marchés locaux dans les marchés internationaux a également provoqué des différences entre les taux d'intérêt nationaux et internationaux dans une monnaie spécifique qui se déprécie et qui est généralement instable. Le développement des opérations bancaires internationales était indispensable pour évoluer vers un marché mondial de capitaux, où le flux des épargnes peut être orienté vers l'investissement des capitaux et offrir des profits importants adaptés au risque. Ce qui présente un avantage pour le taux de croissance économique mondiale à long terme.
La décélération de l'expansion économique internationale.
Il est peu probable que les transactions bancaires internationales continuent à se développer au même rythme qu'auparavant. Les stimuli des années 60 et 70 ont disparu et les avantages réglementaires des marchés internationaux se sont amenuisé avec la libéralisation des marchés nationaux des capitaux. De plus, les opérations bancaires vont continuer à perdre de leur valeur tant que les banques ne jouent plus le rôle d'intermédiaire financier vis-à-vis des autres institutions. Les coûts de transaction ont chuté sur les marchés des valeurs, et les procédures d'émission et d'opération ont été améliorées, notamment dans le cas des Euro-obligations.
Les prêts consentis par le cartel des banques (dépassant une année) ont constitué la moitié des prêts enregistrés sur les marchés des capitaux avant la hausse soudaine des prix du pétrole en 1973 qui s'est maintenue jusqu'à 1982. En dépit du redressement qui a eu lieu au cours de ces dernières années, la proportion des prêts bancaires internationaux (sous forme de prêt concédé par le cartel des banques) a chuté de près du quart, après avoir perdu du terrain dans les Euro-obligations, les billets de trésorerie et les émissions fiduciaires à moyen terme (où les banques assument le rôle de gestionnaire et de distributeur d'émissions).

Traduction: M. Be. L'Economiste


La place de Londres


Londres est le plus important et peut-être même le seul véritable centre financier. Les autres centres comme Hong-Kong et Singapour sont essentiellement régionaux. New York et Tokyo doivent principalement leur importance à la taille de leurs économies nationales. Londres contribue considérablement au développement de l'économie britannique avec ses opérations de banque et de valeurs et ses transactions financières très variées.
Londres est la ville d'accueil des nombreuses banques étrangères (environ 550), quoique leur afflux a commencé à diminuer au cours de ces dernières années.
La part de Londres dans les créances bancaires transnationales reste la plus élevée, bien qu'elle ait chuté de 18 à 14% du total mondial durant les années 80. Mais l'accroissement du ratio créances/exportations a favorisé le maintien de sa position dans le commerce international durant ces dernières années. Les plus grands bénéficiaires ont été les centres asiatiques régionaux qui ont connu une forte croissance économique et la France, nettement influencée par la libéralisation des transactions internationales.
La chute des parts londoniennes ne doit pas être considérée comme un manque de compétitivité, car l'expansion économique rapide de l'Asie et des autres pays augmente le volume des transactions bancaires internationales, et multiplient ainsi les opérations qui passent par Londres. Or, les plus grandes menaces sont la libéralisation des marchés étrangers et le renforcement de la supervision bancaire en Grande-Bretagne. Ces développements peuvent limiter l'avantage dont jouissait Londres depuis très longtemps, sa liberté relative envers les règlements restrictifs.

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