×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Entreprises

Financement : Wafa Immobilier démarre dans un contexte de crise

Par L'Economiste | Edition N°:66 Le 11/02/1993 | Partager

Wafa Immobilier, une des récentes filiales du groupe Wafabank, est entrée en activité. Elle est spécialisée dans le financement d'un secteur actuellement marqué par le marasme.

"Nous sommes maintenant en mesure de répondre dans de bonnes conditions aux demandes", indique M. Ahmed Ouriaghli, Directeur Général de Wafa Immobilier. La société a démarré son activité au second semestre 1992. Le capital est de 40 millions de Dirhams. Wafabank et Banque la Hénin, une filiale du groupe français Suez spécialisée dans l'immobilier, forment le tour de table avec respectivement 66 et 34% des participations. Dernière-née des filiales du Groupe Wafabank, la société est exclusivement orientée dans le financement de l'immobilier.

Offre globale

La création de Wafa Immobilier s'inscrit dans le cadre de la politique de filialisation-spécialisation entreprise par le Groupe Wafabank depuis quelques années. Cette stratégie vise, selon l'Etat-Major du groupe, à "apporter une offre globale et harmonieuse à chacun des segments du marché" (1). A l'instar de la Foncière Casa-Madrid (une filiale de la BCM), spécialisée dans le crédit hypothécaire, Wafa Immobilier marque peut-être la volonté des banques commerciales de rentrer de manière plus importante, par des structures autonomes, sur un marché jusque là dominé par le CIH.
La société octroie des crédits aux acquéreurs (pour l'achat d'un logement à titre principal ou secondaire), aux promoteurs privés et aux professionnels spécialisés (hôtellerie, construction de cliniques, de cabinets de dentiste et d'écoles). Il n'y a pas de plafond fixé à priori en ce qui concerne le montant du financement. "Notre engagement dépend de la capacité de remboursement du client", indique M. Ouriaghli.
En ce qui concerne le crédit acquéreur, Wafa Immobilier peut s'engager à hauteur de 70% du montant du projet. Le crédit est consenti sur une durée maximale de 10 ans selon les taux du marché. Les garanties sont classiques. Elles consistent en une hypothèque sur le logement et une délégation d'assurance-vie.
Le crédit aux promoteurs s'étale sur une période de quatre années et le crédit aux professionnels spécialisés sur des durées plus longues. Dans ces cas, une quotité de financement n'est pas préalablement définie. "Les dossiers sont étudiés au cas par cas", explique la Direction.
"Le mécanisme de financement est très flexible, annonce-t-elle. Le traitement d'un dossier se fait au maximum sur une durée de 10 jours. Selon les responsables, ce délai couvre toutes les formalités liées à la préparation du prêt: l'étude du dossier, la concrétisation des actes de prêts et l'inscription à la Conservation Foncière.
L'emprunteur peut directement solliciter la société pour le montage de son dossier. De même, "il peut le faire auprès du réseau d'agences de Wafabank à travers tout le pays", confirme M. Ouriaghli.
En plus du financement, la société offre son expertise pour l'étude technique et financière d'un investissement ainsi que pour le traitement des problèmes fiscaux liés à l'immobilier.

Harmonisation de la fiscalité

Wafa Immobilier a donc démarré ses activités dans un contexte particulier. En effet, le marché de l'immobilier traverse depuis quelque temps une conjoncture marquée par le marasme. Les ventes ont ralenti. Cette crise découle de la conjonction de plusieurs facteurs, entre autres "l'inadaptation des produits au besoin du marché et le niveau élevé des prix (même si des baisses sont déjà enregistrées au niveau de la vente d'appartements)", fait remarquer M. Ouriaghli.
En outre, note-t-il, "nous manquons de ressources longues pour répondre à la demande". En effet, le financement de l'immobilier suppose des capitaux à long terme alors que le marché financier est pratiquement inexistant. Ainsi, de par la rareté de l'épargne longue, le coût du financement est devenu très élevé, entraînant de facto celui du crédit. En plus des taux d'intérêt qui avoisinent 16%, la TVA de 14% appliquée sur les crédits immobiliers contribue davantage au renchérissement du crédit. Pour l'heure, seuls les crédits destinés aux logements économiques (Habitat bon marché) bénéficient de l'exonération de la TVA. Les responsables de Wafa Immobilier s'interrogent sur "la pertinence d'appliquer une TVA de 14% sur un crédit logement". Pour eux, "l'exonération devrait en principe être élargie aux crédits finançant l'acquisition d'un logement principal". Pour cause, soulignent-ils, "la promotion de l'habitat passe par l'harmonisation de la fiscalité". Ils ajoutent par ailleurs que la réglementation du locatif doit être améliorée afin de relancer ce marché actuellement marginalisé pour des raisons de rentabilité. Le promoteur immobilier doit en effet trouver un équilibre entre la vente et le marché de la location.

A.D.N.

(1) Cf L'Economiste n° 55 du 26 Novembre 1992: Interview de M. Abdelhak Bennani, vice-Président de Wafabank.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc