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Financement des PME
Les banques leaders partent favorites

Par L'Economiste | Edition N°:2408 Le 24/11/2006 | Partager

. Le marché se réfère aux programmes publics. La Banque populaire mise sur l’offre Business Project à taux unique. Attijariwafa bank opte pour la segmentation et au cas par casRisque élevé, rentabilité réduite, offres coûteuses et suivis plus élaborés… des contraintes qui ont depuis longtemps réduit l’intérêt des banques pour le marché des PME/TPE. Contracter un crédit était la bête noire des petites structures, compte tenu des procédures draconiennes établies par les banques de la place. Ces difficultés ont été mises de côté depuis quelques années. Parallèlement aux programmes gouvernementaux dédiés aux financements des PME, les banques se sont engagées dans des offres adaptées profitant des garanties de la CCG, Dar Eddamane et plusieurs fonds européens de garantie. L’objectif de ces programmes a d’abord trait à la restructuration de la dette des PME/TPE. Il s’agit de transférer leurs crédits à court terme vers le haut du bilan. Et ce, pour alléger la pression de la dette sur le fonds de roulement et mieux planifier son remboursement. Il est ensuite question d’encourager les PME d’investir davantage en les faisant bénéficier des garanties étatiques via des crédits bancaires. Cette volonté n’apaise pas pour autant les doléances des entreprises cibles. Les PME se plaignent toujours de la complexité des procédures et la difficulté d’accès au financement. Serait-ce lié à la réticence des banques ou au manque de transparence de ces structures? De par leur taille et leur notoriété auprès de ce marché, le groupe Banques populaires et Attijariwafa bank partent largement favoris pour profiter de cette politique. Preuve en est la progression remarquable de leurs engagements et leurs indicateurs financiers au titre du premier semestre 2006. . Banque populaire: Un demi-siècle d’expertise Le groupe Banques populaires part avec une longueur d’avance sur ses concurrents pour «reconquérir» le segment des PME. Il accapare, en effet, 60% de ce segment où il est considéré comme «la banque de référence». «Le financement des PME fait partie de notre mission légale», indique d’emblée Hassan Basri, directeur général adjoint chargé du pôle développement à la Banque centrale populaire (BCP). Depuis le début de cette année, l’offre entreprise du groupe est contenue dans le package Business Project. Cet ensemble de services propose d’abord des crédits d’investissement dédiés à la création et le développement des entreprises en général et des PME en particulier. Il contient également des formules destinées au leasing, aux assurances et autres services annexes. Côté rémunération, les crédits d’investissement de la Banque populaire sont accordés à un taux unique de 5,5%, considéré comme le plus bas du marché. Il n’y a donc pas de différentiel en fonction du risque au cas par cas. «Le marché des PME n’est pas aussi profitable qu’il en a l’air. Mais de par notre expertise, nous sommes plus à même de gérer le risque y afférent», poursuit Basri. Quoi que l’on puisse dire, les gérants de PME/TPE sont plus à l’aise dans les agences de la Banque populaire. D’autant plus que la relation entre le chef d’agence et ses clients jouent un rôle important dans la décision d’octroi du crédit. «La Banque populaire est culturellement plus proche de la mentalité des petits entrepreneurs. Le personnel des agences a développé une expertise adaptée à leurs besoins», appuie Saïd Elfouili, directeur général adjoint chargé de la gestion globale des risques à la BCP. «Même après l’entrée en vigueur de Bale, les petites structures devraient toujours être gérées au niveau de la banque de détail. Dans ce genre d’entreprise, l’appréciation du banquier se base principalement sur la personne et non sur le projet», explique Elfouili. Contrairement à cette vision, l’offre PME du groupe Attijariwafa bank est segmentée à plusieurs niveaux. Objectif: adapter la gestion des risques à la taille et la nature d’activité des clients. La banque dispose, d’ailleurs, de plusieurs plateformes de gestion des risques et de recouvrement dédiées à ses différentes cibles. Le premier niveau de segmentation se réfère à la taille des entreprises. La «banque d’entreprise» se charge des dossiers dont le chiffre d’affaires est supérieur à 5 millions de DH, tandis que le reste atterrit chez «la banque des particuliers et des professionnels» (BPP).Au niveau de la première structure, les clients sont orientés vers les centres d’affaires où ils sont traités au même titre que les grandes entreprises, mais avec des lignes de financement adaptées à leur situation. Les dossiers des petites structures sont traités au niveau des agences de la banque de détail. «Notre cible comprend aussi bien les petites entreprises qui réalisent moins de 5 millions de DH de chiffre d’affaires que les professions libérales et les promoteurs immobilier, dont les programmes sont valorisé à moins de 30 millions de DH», explique Youssef Rouissi, directeur de la BPP. Le second niveau de segmentation concerne les secteurs d’activité. La banque d’entreprise a en effet signé des conventions avec plusieurs associations professionnelles, notamment du textile et habillement de l’immobilier … «D’autres accords sont en préparation pour nous adapter aux exigences des différents secteurs économiques», indique Talal Elbellaj, ex-chef du service des PME au sein de la banque d’entreprise d’Attijariwafa bank. «La BPP adapte également ses services à la nature d’activité de ses clients», ajoute Rouissi. Bien que la banque ait une large palette de produits, le plafond de financement et les taux d’intérêt dépendent de la nature du dossier. «Les montants alloués et les taux d’intérêt appliqués dépendent de procédures de notation et de grilles de tarification propres à chacune des deux business unit, à savoir la BPP et la banque d’entreprise», précise-t-il. Aussi, Attijariwafa bank accorde une grande importance à l’accompagnement post-financement. Nouaim SQALLI

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