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Economie

Financement des PME
Le plus dur, rétablir la confiance

Par L'Economiste | Edition N°:2408 Le 24/11/2006 | Partager

. Une campagne pour un meilleur partenariat lancée hier. Préalable: La transparence financière des entreprisesLes rapports entre banques et PME s’acheminent vers une logique de partenariat. A cet effet, une campagne de sensibilisation a été lancée hier à Rabat lors d’une rencontre entre les principaux intervenants dans ce dossier (Bank Al-Maghrib, CGEM, GPBM, ANPME, ministères des Finances, de l’Industrie et de la Justice). Pour Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib, «l’objectif de cette opération est de desserrer les contraintes structurelles qui entravent l’activité de la PME». Celle-ci constitue pas moins de 95% du tissu économique national. Des actions de communication et de concertation seront menées à l’échelle régionale du 2 décembre au 27 janvier. Huit régions sont concernées (Fès, Tanger, Oujda, Laâyoune, Agadir, Marrakech, Rabat et Casablanca). En plus des structures formelles, une attention particulière sera apportée aux PME non bancarisées et à l’activité du secteur du microcrédit. Ayant le développement humain comme fil conducteur, cette campagne devra aboutir à la formulation de plusieurs recommandations de nature à renforcer l’élément principal régissant la relation banques-PME: la confiance. Il s’agit en somme de pousser chacun des deux acteurs à prendre en compte les contraintes de l’autre. Les entreprises sont ainsi amenées à faire preuve de plus de transparence, les banques de plus de souplesse dans le traitement des demandes de financement. Les différentes études menées sur les PME font ressortir ces deux impératifs. «Le coût du crédit aux PME reste élevé, l’accès aux financements bancaires n’est pas évident», souligne Jouahri. Ces «imperfections» sont intimement liées aux problèmes de transparence de la comptabilité des entreprises, l’absence de garanties et à l’indisponibilité d’informations fiables sur leur endettement. Ces éléments font actuellement l’objet de solutions sur mesure de la part de la banque centrale. Celle-ci admet la lenteur dans l’exécution par certaines banques de ses orientations à l’égard des PME. Il s’agit, entre autres, de la mutualisation de l’information financière, la normalisation de l’information comptable et de la mise en place de rating pour une meilleure analyse du risque de crédit par les banques. L’activation des dispositions de la convention banque-PME, signée en 2005, est également recommandée. En attendant, la détente enregistrée au niveau des taux d’intérêt pratiqués par les banques commence à avoir des impacts positifs sur les PME. Moulay Hafid Elalamy, président de la CGEM, a plaidé pour un traitement spécial en faveur de la PME, notamment en matière de fiscalité, de douane et d’octroi de visas de séjour à l’étranger. «La CGEM est désormais une confédération tournée vers la PME. Et tout le travail nécessaire pour atteindre ces objectifs est d’ores et déjà entamé», a déclaré Elalamy. En effet, des négociations sont en cours avec l’administration des douanes. L’écho est favorable. Idem pour la direction des impôts et pour certaines représentations diplomatiques de pays comme la France et l’Italie. T. Q.

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