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Economie

Financement des ONG: Organismes étrangers et Etats s’en mêlent

Par L'Economiste | Edition N°:2229 Le 08/03/2006 | Partager

. Les associations appellent à la vigilance. Risques de mainmise La question des financements est toujours délicate, particulièrement lorsqu’il s’agit du financement d’activités associatives ou politiques. Il n’existe actuellement aucune donnée chiffrée, aussi bien sur le plan national qu’international, sur l’ampleur des financements ni sur la provenance des fonds. Combien perçoivent les associations au titre de soutiens étrangers à la cause féministe? Que perçoit le secrétariat d’Etat en charge de la Famille pour mettre sur pied des projets destinés, dans leur finalité, à combattre les discriminations? Personne ne le confiera à L’Economiste. Une chose est sûre cependant: une importance particulière est accordée ces dernières années au volet de la femme et des financements «énormes» sont mis à disposition par des Etats occidentaux en particulier.  Le financement de projets d’associations marocaines ne risque-t-il pas de mener à une sorte de sous-traitance idéologique, de déformer les finalités des mouvements? «Tout le mouvement associatif au Maroc est financé par des organismes étrangers et pas seulement le mouvement des femmes. Je ne comprends pas que l’on focalise l’attention sur le mouvement des femmes d’une façon spécifique», s’exclame Rabea Naciri, présidente de l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM). Pour elle, il faudrait que la question du financement soit discutée de façon globale. Le problème du risque d’une mainmise reste toutefois posé. «Les formes de financement peuvent nuire aux associations et non au mouvement féministe», nuance Fouzia Assouli, secrétaire générale de la Ligue démocratique des droits des femmes (LDDF). Habiba Zahi, présidente de l’Association marocaine des droits des femmes (AMDF) aborde la problématique sous un autre angle. Pour elle, l’essentiel est de «vérifier la provenance des fonds» et de les utiliser à bon escient. Elle dresse toutefois des limites. «Avant de soumissionner à un appel d’offres ou d’accepter un soutien, on se renseigne sur le bailleur de fonds, ses activités politiques et surtout ses intentions», précise-t-elle, en insistant sur le fait que «le mouvement féministe ne fait pas la sous-traitance des idées des autres; il doit d’abord être indépendant». Rabea Naciri apporte une précision de taille «quand il y a un partenariat avec un organisme international, ce sont les associations qui expriment leurs priorités et leurs agenda et non le contraire». Le danger concernerait en priorité les associations récemment créées. Certaines d’entre elles, faute d’expérience en matière des droits des femmes, risquent de nuire à l’image du mouvement dans sa globalité. «Il est temps que le mouvement se penche sur cette question pour déterminer les mesures destinées à l’immuniser non seulement contre les financements occultes mais aussi contre les opportunistes», met en garde Assouli. Rabea Naciri saisit l’occasion pour poser le problème du financement public. «L’Etat finance les partis politiques et la presse; ce sont autant de menaces sur l’indépendance de ces entités. La question du financement public du secteur associatif est récurrente mais n’avance pas beaucoup au Maroc tant il est vrai que les choses ne sont pas très claires ni transparentes».


Dimension genre

A côté des fondations ou des associations internationales, la plupart des Etats occidentaux se sont engagés dans un processus de financement des associations des pays en voie de développement. L’Union européenne s’est engagée à promouvoir l’égalité entre l’homme et la femme. Pour atteindre cet objectif, deux approches sont privilégiées: l’intégration de la dimension genre dans toute action de la Commission et des mesures spécifiques. En ce qui concerne sa coopération avec le gouvernement marocain, la Commission a appuyé le Secrétariat d’Etat chargé de la Famille, de l’Enfance et des Personnes handicapées, dans le cadre du projet Meda «Appui au développement humain et à l’intégration sociale», pour la création du Centre marocain d’information, documentation et d’études pour la femme (CMIDEF).Le gouvernement américain en fait de même. Il finance en effet plusieurs projets d’associations féminines. L’objectif est aussi d’instaurer l’égalité.Amale DAOUD

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